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    François Hollande compte les jours à Bercy

    Le candidat socialiste a vanté sa «France réconciliée» après s’en être pris aux «mensonges» du président sortant.

    On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Hier, François Hollande s’est offert un «bis» dans un Palais omnisports de Bercy archicomble. Un mini-speech sans note après un grand discours d’une heure sur sa vision de la France, du patriotisme qu’il «oppose au nationalisme ou au souverainisme» et de «l’identité nationale» qui ne saurait être «bâtie sur la peur de l’autre, le repli ou la frilosité». «Comme vous ne voulez pas partir, je reste encore un moment avec vous», dit-il simplement en se réinstallant à son pupitre après dix minutes d’applaudissements et de Marseillaise. Surpris, les techniciens remontent le son du micro et les gardes du corps reprennent leur poste au pied de la scène tendu de bleu.
    A une semaine du second tour, les sondages sont au vert et l’ensemble de la gauche est désormais derrière lui. A Bercy, embryon d’un rassemblement plus large que les socialistes essaient de construire, la centriste Corinne Lepage ou l’ex-chiraquien Jean-Jacques Aillagon ont eu droit à leur ovation. Mais Hollande ne veut «rien lâcher». Avec des accents un peu trop appuyés de Kennedy, il appelle à la mobilisation : «Moi, à la différence de l’autre, je ne vous demande pas de m’aider, je ne lance pas d’appels de détresse, de SOS. Je vous demande d’aider votre pays. Donnez ce que vous avez de plus pur, de plus grand, de plus digne, soyez des citoyens de plein exercice !» Dans une semaine, «faites en sorte que nous ayons une belle victoire, une grande fierté, et je vous retrouverai le 6 mai à Paris».
    People. Dans la salle, comme lors du meeting de Vincennes, le 15 avril, un drapeau tricolore de plusieurs mètres se déploie tel un dragon du nouvel an chinois. Des visages, c’est plus inhabituel, sont maquillés en bleu-blanc-rouge. Et, dans le carré VIP, les ténors socialistes jouent des coudes avec les people. De gauche, comme Catherine Lara, Guy Bedos, Pierre (...)

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