Le projet de loi Stop Online Piracy Act a déjà de nombreux ennemis aux États-Unis: Facebook, Google, Mozilla, les fournisseurs d'accès à Internet ou encore les organisations de défense de la liberté d'expression. Bref, tout le monde sauf Hollywood et l'industrie du disque. Et cette semaine, c'est Jimmy Wales, fondateur de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, qui monte au créneau. Pas question pour lui que ce texte, qui veut obliger les FAI et les moteurs de recherche à bloquer des sites indésirables, soit adopté. Car le SOPA aurait des conséquences sur le fonctionnement de l'encyclopédie participative. Selon son fondateur, dont les propos sont relayés par le Telegraph, «les dispositions les plus controversées du SOPA forceraient des sites Web qui apportent du contenu généré par les utilisateurs, comme Wikipédia, à mettre en place de nouvelles restrictions ou surveiller constamment leur activité.»
Alors pour protester contre ce projet de loi antipiratage qui fait polémique, Jimmy Wales propose une grève de Wikipedia et demande leur avis aux contributeurs du site sur sa page. L'idée est de fermer provisoirement la version anglophone de Wikipedia pour faire pression sur le Congrès américain. «Un soulèvement populaire est nécessaire pour interrompre la progression de ce projet de loi. Notre force ne doit pas être sous-estimée», a-t-il déclaré au Telegraph.
Une première victoire en Italie
Jimmy Wales avait déjà tenu tête au parlement italien. Une opération similaire avait été menée sur la version italienne de Wikipedia au mois d'octobre pour protester contre un projet de loi liberticide visant à contraindre les sites Web à rectifier des contenus publiés sur Internet portant ou pouvant porter atteinte à une personne sur simple demande de (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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