La guérilla des Farc a posé comme condition pour libérer le journaliste français Roméo Langlois l’ouverture d’un «débat» sur le rôle de la presse en Colombie, dans un communiqué transmis lundi à plusieurs médias colombiens.
«Nous pensons que le minimum que l’on puisse attendre pour qu’il puisse recouvrer pleinement sa liberté de mouvement est l’ouverture d’un large débat national et international sur la liberté d’informer», indique le texte signé par la direction centrale de la guérilla marxiste et daté du 3 mai.
Il s’agit de la première réaction des chefs de la rébellion marxiste depuis la disparition de Roméo Langlois, capturé le 28 avril lors de l’attaque d’une brigade militaire qu’il accompagnait pour un reportage dans le département de Caqueta (sud).
Dans son communiqué, la guérilla qualifie le journaliste de «prisonnier de guerre», en affirmant que ce dernier était vêtu d'«une tenue militaire de l’armée au milieu d’un combat».
Correspondant de la chaîne de télévision France 24, Roméo Langlois, 35 ans, portait au moment de l’offensive un casque et un gilet pare-balles de l’armée, qu’il a ôtés avant de se rendre aux assaillants en se présentant comme un civil, selon les autorités colombiennes.
Fondée en 1964, la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la principale du pays, compte encore 9 200 combattants, essentiellement repliés dans les régions de montagne et de forêt. En février, elle s'était engagée à renoncer aux enlèvements contre rançon.
(AFP)
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