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    Faites l’amie, pas la guerre !

    Tout a commencé à cause d’une tasse à café. Et d’une «mauvaise conduite» dans son équipe de pom-pom girls de l’équipe de foot de Tellico Plains, au Tennessee. A 18 ans, convoquée dans le bureau du conseiller de discipline, ses yeux rencontrent le logo des US Marines Corps sur la tasse à café. «Plus tard, je serai marine», dit-elle, un brin crâne. Six ans plus tard, Vanessa Belcher fête ses 24 ans entre collègues marines, trois jours après leur retour d’Afghanistan. Pour l’occasion, elle a laissé sa fille de 3 ans, Ayana, à une baby-sitter. La petite a pleuré, mais elle est habituée. Depuis plus de sept mois, sa mère était à la guerre, «au travail», lui disait sa grand-mère. «Pour toujours», ajoutait l’enfant que Vanessa élève seule. Sept mois passés en Afghanistan. Avec son amie et collègue, Diomarys Kios Negron, et quelque 18 000 autres soldats de la seconde force expéditionnaire du corps des marines, au départ du camp Lejeune en Caroline du Nord.

    Kios et Vanessa sont deux des femmes envoyées au front au côté des bataillons d’infanterie. Non pas pour combattre car, dans tous les corps de l’armée américaine, une loi l’interdit. Mais pour communiquer… Voilà deux ans en effet, un bataillon de marines en Afghanistan a constaté qu’il était impossible de côtoyer la moitié féminine de la population et par conséquent de comprendre les problèmes des villages. Dans la culture islamique de certaines régions de l’Afghanistan, le simple regard d’un homme inconnu peut valoir à une femme une menace de mort par son propre mari. «Une femme doit rester à la maison… ou dans sa tombe», dit un vieux proverbe en pashto.

    En 2009, donc, les marines commencent à emmener de manière informelle des femmes marines dans certaines missions. Deux ans plus tard, la Female Engagement Team (FET) est devenue un véritable programme, qui envoie des équipes féminines, en uniformes et armées, pour «engager» une discussion avec les femmes afghanes chez elles. Vanessa et Kios font partie de la (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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