La facture moyenne d'électricité d'un ménage français devrait augmenter de 50% d'ici 2020, selon un rapport. Est-ce inéluctable ? Deux experts donnent des pistes pour alléger la note.
Selon un rapport sénatorial, la facture moyenne d'électricité d’un ménage français va s’alourdir de 50% d’ici 2020 et atteindre 1 307 euros par an contre 874 euros aujourd’hui. Ce scénario est-il inéluctable ? Pour Bernard Laponche, ancien directeur général de l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et désormais expert en politique de maîtrise de l'énergie, «la meilleure façon de contenir les prix, c’est de réduire la consommation». Éclairage.
Les coûts de production sont destinés à augmenter...
Dans leur rapport, les sénateurs estiment que les coûts de production risquent de continuer à grimper au cours des prochaines années. Entre les importants investissements à réaliser dans le domaine des énergies renouvelables et ceux croissants du nucléaire (pour préparer le démantèlement des centrales les plus anciennes et ajuster les normes de sécurité à la suite de l’accident de Fukushima), les marges de manoeuvre sont réduites. «On peut parler de 400 milliards d’euros à horizon de 20 ans», a souligné le rapporteur du texte sénatorial.
... mais la consommation peut énormément baisser
«Dans le projet du Grenelle de l’environnement, l’objectif est de diminuer de 15% la consommation d'énergie finale en 2020 par rapport à 2010, rappelle Bernard Laponche. C’est ambitieux.» Pour lui, la principale source de progrès se situe dans le domaine des bâtiments, du tertiaire comme du résidentiel. Ce secteur représente aujourd’hui 66% de la consommation totale d'électricité en France. Une meilleure isolation des bâtiments pourrait améliorer les choses. Mais les programmes sont plus longs à mettre en place, et le nombre de logements à réhabiliter colossal.
«Il y a également des efforts à faire pour le tiers des ménages qui se chauffent à (...)
En 2020, les Français paieront l'électricité 50% plus cher
Marée humaine en Espagne contre la rigueur
Les Espagnols manifestent leur ras-le-bol face à l'austérité
L'assemblée boucle le budget rectificatif
Thierry Peugeot s'agace des critiques du gouvernement contre PSA


