Une étudiante australienne a travaillé sur cette question pour boucler son mémoire de master en philosophie. Elle veut faire prendre conscience aux gens que nous vivons dans une culture de l'extrême propreté. Pour ce faire, Tullia Jack a eu une démarche radicale qui fleure bon la pataphysique chère à Alfred Jarry.
Elle a recruté via Facebook 30 volontaires âgés de 18 ans à 56 ans, en invitant ces derniers à porter le même jean durant trois mois. Régulièrement interviewées, les personnes livraient leurs impressions. Tullia Jack voulait savoir comment "ils se sentent" et comment "ils sentent". La jeune femme précise qu’à la fin de l’expérience, certains des participants et participantes ne voulaient plus quitter leurs habits ! D’après elle, le mélange des tâches (thon, avocat, huile de moteur ou bien encore chocolat), donne une palette de senteurs allant de la coquille d’œuf au caramel. "Les jeans ne sentent pas le challenge social, la compétition. Au contraire : ils sentent tout simplement l’odeur des gens."
De cette expérience, elle tire aussi les enseignements suivants : une économie de milliers de litres d’eau, d’électricité et de lessive a été réalisée en ne lavant pas les vêtements en question. Le public pourra bientôt découvrir le résultat (à l’odeur agréable ?) lors d’une exposition à la National Gallery of Victoria au mois de mars.
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