Le leader des socialistes serbes, Ivica Dacic, 45 ans, a été désigné hier pour prendre la tête d’un gouvernement de coalition avec les nationalistes du SNP, dirigé par Tomislav Nikolic, le nouveau président élu le 6 mai. Ensemble, socialistes, nationalistes et leur petit allié du Parti des régions unies disposeront de la majorité des sièges au nouveau Parlement (131 sur 250). «Il n’y aura pas de retour aux années 90», a insisté le futur Premier ministre, qui fut dans sa jeunesse un fidèle disciple du défunt Slobodan Milosevic, l’homme fort de Serbie qui précipita l’ex-Yougoslavie dans la guerre. Sa désignation, alors que le Parti socialiste serbe (SPS) n’est que la troisième formation du Parlement (avec 16 % des voix), place définitivement dans l’opposition le Parti démocratique, artisan de la défaite de Milosevic en l’an 2000. Lors de la législature précédente, Ivica Dacic avait exercé la fonction de ministre de l’Intérieur dans un gouvernement dirigé par les démocrates. A ceux qui craignent que la Serbie ne se détourne de l’Europe, le futur Premier ministre a lancé : «Ce gouvernement n’est ni proeuropéen, ni prorusse, ni prochinois ou proaméricain.» Ivica Dacic a jusqu’au 5 septembre pour présenter son cabinet. Photo AFP
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