Une opération de police est en cours ce lundi 27 août dans la matinée à Evry, ville dirigée jusqu'en juin par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, sur un terrain occupé par un campement de Roms, cible d'un arrêté d'expulsion de la mairie, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les forces de l'ordre bloquaient l'accès aux lieux, le long des voies du RER, où selon l'Association de solidarité de l'Essonne avec les familles roumaines Roms (ASEFRR) 72 personnes vivent dans des cabanes de fortune depuis quatre mois.
Vers 7 heures, une dizaine de résidents des lieux, dont plusieurs enfants en bas âge, poussant des vélos, chargés de valises et de sacs, ont commencé à sortir de la zone délimitée par la police.
"La police est arrivée vers 5 heures", a rapporté Lakatos, un Rom de 22 ans en France depuis trois ans, qui vivait dans le campement depuis trois mois. "Je ne sais pas" où aller : "peut-être en hôtel, peut-être dans une association", a-t-il poursuivi.
Un arrêté municipal
"Je suis arrivé après 5 heures, la police bloquait déjà. La Croix-Rouge est à l'intérieur mais elle n'a pour solution que des hôtels d'urgence", a dénoncé sur place Serge Guichard, de l'ASEFRR.
"On leur a dit d'aller en hôtel social, mais pour trois ou quatre jours maximum", a-t-il ajouté. L'arrêté d'expulsion pris par le maire socialiste d'Evry, Francis Chouat, avait été notifié aux Roms samedi.
"Outre l'insalubrité, la dangerosité de ce site, qui se trouve quasiment en surplomb des voies de la ligne D du RER, m'a amené à prendre cet arrêté en accord avec la préfecture", avait-il affirmé.
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