L’Europe a «puni» l’Iran en prononçant le 23 janvier un train de sanctions applicables après publication d’un ou plusieurs règlements complétant ceux déjà parus. Elles comportent plusieurs volets.
Le premier est l’interdiction immédiate de signer de nouveaux contrats d’importation et de transport d’hydrocarbures iraniens. Les contrats conclus avant le 23 janvier pourront être exécutés jusqu’au 1er juillet. Rome pourrait se fournir auprès des Saoudiens mais y perdrait le paiement des dettes iraniennes. Sauf à bénéficier de l’exception d’autorisation d’apurement de passif prévue dans ce texte qui semble correspondre à ce profil. Plus difficile est le cas grec. Aucune banque ne consentant plus de crédits à Athènes, l’Iran en a profité pour vendre son pétrole à crédit. Les Européens sont-ils prêts à financer les importations grecques ? La date du 1er juillet est censée permettre de trouver des solutions à ces deux situations, mais est en fait le calendrier des négociations possibles sur le nucléaire. Le texte ajoute une semblable interdiction sur les produits pétrochimiques, mais aussi sur la fourniture d’équipements et d’assistance technique dans ce secteur. Le motif officiel est qu’ils pourraient servir aux activités nucléaires. Le blocage du programme iranien de conversion urgente d’unités pétrochimiques en productions d’essence avec une période de grâce plus brève (1er mai) n’est-il pas le vrai mobile ?
Le second volet est le gel européen des avoirs de la Banque centrale iranienne (BCI). Leur modestie rend ceci symbolique.
Le troisième est l’interdiction de tout financement ou assistance financière en liaison avec les transactions illicites, ce qui revient à écarter toute relation financière avec la BCI dans les secteurs visés. A contrario, seraient licites les transactions «légitimes» sur des biens comme le médicament, l’alimentaire, l’automobile… Mais le périmètre exact reste à déterminer. L’interdiction du commerce de l’or, des métaux précieux et des (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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