Et la population serbe, que l'on estime à 120 000 personnes, s'est déplacée en grand nombre
jusqu'aux urnes. L'occasion pour la plupart d'afficher un choix clair en faveur des nationalistes. "Nous espérons que le parti radical serbe (SRS) arrivera au pouvoir et formera le gouvernement, car c'est notre seule chance, à nous, Serbes, qui vivons au Kosovo", expliquait ainsi ce jeune homme.
Bien au contraire, le gouvernement albanophone du Kosovo a accueilli plutôt favorablement le succès du camp du président Tadic. Même si celui-ci conteste également la sécession de l'ex-province. Le vice-Premier ministre du Kosovo, Hajredin Kuci, a ainsi publiquement souhaité qu'un gouvernement pro-occidental et pro-européen s'installe à Belgrade.
La mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) a quant à elle jugé que ces élections serbes organisées au Kosovo étaient "illégales et donc sans valeur".

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