L'association CroissancePlus, 350 dirigeants d'entreprises en forte croissance, préconise aujourd'hui de revenir à une durée légale du travail de 39 heures dans le cadre flexible d'une annualisation du temps de travail, y voyant «un intérêt tant économique que social».
L'augmentation de la durée légale du travail à 39 heures représenterait «une augmentation de salaires de 10%» qui pourrait être financée «à 50% par les entreprises et 50% par un mécanisme de TVA emploi» (baisse du coût du travail compensée par une hausse de la TVA et/ou CSG), a expliqué son président Olivier Duha lors d'un point de presse.
Le débat sur le coût du travail «est une première piste insuffisante, il faut rouvrir le dossier du temps de travail pour gagner des points de compétitivité et pour des raisons de justice sociale vis-à-vis de la France qui travaille 50 heures (artisans, commerçants, etc.)», estime-t-il.
Les 35 heures ont «augmenté la pression au travail» dans des «entreprises françaises structurellement en sous-effectif», ajoute-t-il. Augmenter la durée légale (supprimer les jours de RTT pour les cadres en forfait-jour) permettrait «de desserrer la pression pour former les salariés», selon lui.
«Très favorable» aux accords de compétitivité-emploi sur lesquels les partenaires sociaux doivent ouvrir vendredi des négociations, CroissancePlus propose d'augmenter la durée légale «dans le cadre d'une annualisation nationale du temps de travail», avec une prime d'encouragement.
Aujourd'hui un accord collectif est nécessaire pour organiser des modulations du temps de travail. «Nous voulons pouvoir le proposer à une partie des salariés individuellement, avec une limite hebdomadaire de minimum 30 heures, maximum 40 heures», précise Olivier Duha, «il y en a pour qui ça perturbe la vie privée, d'autres pas du tout».
Sur ce sujet de la flexibilité, CroissancePlus soutient également l'option de référendum interne à l'entreprise, (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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