Les quatre emprunts de Défense nationale de 1915 à 1918. Dits «perpétuels», ils ne devaient pas être remboursés mais être reversés sous forme de rente aux souscripteurs, à hauteur de 5%.
L'emprunt de la Libération en 1944. Il leva 164,4 milliards de francs à l'initiative du ministre des Finances du premier gouvernement après la Libération, Aimé Lepercq (décédé en novembre 1944).
L'emprunt à 3% Caisse nationale de l'énergie de 1946. Emis afin d'indemniser les actionnaires des compagnies de gaz et d'électricité de la création d'EDF-GDF, indexé à 100% sur le chiffre d'affaires d'EDF-GDF. Sa valeur de remboursement fut multipliée par 40. Amortissable jusqu'en 1996.
L'emprunt Pinay à 3,5% de 1952, renégocié à 4,5% en 1973. Gagé sur l'or, il fut exonéré d'impôt et de droits de successions afin de convaincre les classes moyennes. Il devait rapporter environ 430 milliards de francs. Remboursé par anticipation en 1988, son cours a été multiplié par 15.
L'emprunt Giscard à 7% de 1973. Indexé à partir de 1978, sur le cours du lingot d'or. D'un montant de 6,5 milliards sur quinze ans, il a coûté à l'Etat, en 1988, 92 milliards (capital et intérêts), soit, en francs constants, plus de trois fois et demie sa valeur d'origine.
L'emprunt Barre à 8,8% de 1977. D'un montant de 8 milliards sur quinze ans, bénéficiant d'un abattement fiscal de 1.000 francs par an sur les intérêts, il n'aura que très peu profité de sa garantie fondée sur l'écu (l'ancienne monnaie européenne).
L'emprunt Mauroy à 10% de 1983. Créé pour marquer le tournant de la rigueur, alors que l'inflation était de 9,6%, ce fut un «emprunt forcé» auprès des contribuables payant plus de 5.000 francs d'impôts. (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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