En se rendant sur zavialia.com ou londonrioters.co.uk, on peut essayer de reconnaitre des pilleurs sur la base de photos parues dans la presse ou de captures d'écran tirées d'images de caméras de surveillance. Une initiative parfaitement assumée par leurs créateurs, comme ce jeune homme à l'origine de zavialia qui explique sa démarche au Figaro : "En tant qu'étudiant, je veux montrer aux émeutiers que leur méthode n'est pas la bonne pour attirer l'attention sur un problème, car ce n'est pas comme ça que j'agirais moi-même."
Sur Zavilia, le plus élaboré des deux sites, les cybernautes sont invités à identifier à les auteurs de vandalisme ou de pillage, en communiquant leur nom et si possible leur compte facebook, twitter, numéro de téléphone, etc.
Vu de France, où la dénonciation est souvent assimilée à la délation et donc très mal vue, l'initiative a de quoi choquer. Ce n'est visiblement pas du tout le cas outre-Manche où ce type de démarche existe depuis des années. Ce vendredi, BBC News nous apprenait même qu'une mère avait livré son propre fils à la police. Il avait été filmé dans un centre commercial de Salford (au nord-ouest de Manchester) pris d'assaut par des pilleurs...
Chez nous, l'article 9 de la loi Informatique et Libertés empêche le traitement de telles données par des particuliers, non pas pour assurer l'impunité des délinquants mais pour éviter des dérives évidentes de notre point de vue.
N'importe qui peut en effet se rendre sur zavilia et londonrioters pour y effectuer des délations calomnieuses. La qualité des clichés peut également mener à des erreurs involontaires d'identification, sans parler du nombre d'émeutiers qui ont le visage partiellement ou (...)
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