Le 31 octobre, les carnets intimes de l’acteur seront publiés dans leur intégralité. Au sommaire, Liz, son éternel amour…
«Je suis à jamais puni par les dieux pour avoir allumé et éteint le feu. Ce feu, bien sûr, c’est toi.» Déjà bien tassé en alcools forts, allongé par quelques larmes et secoué par la passion, leur cocktail amoureux ne manquait qu’un peu d’eau de rose pour nous faire chavirer définitivement. En trempant sa plume dans ses blessures d’homme encore amoureux, Richard Burton, talent brut dans tous les sens du terme, curiosité de la nature capable d’engloutir des verres de Jack Daniel’s et de débiter des vers de William Shakespeare avec la même frénésie, envisageait sans doute de nous mettre sous la table.
Le 31 octobre, l’intégralité de son journal intime, tenu entre 1939 et 1983, soit un an avant qu’il ne décède d’une hémorragie cérébrale à l’âge de cinquante-huit ans, sera publiée. Obsession de l’acteur britannique jusqu’à son dernier souffle, au point qu’il lui adressera une dernière lettre enflammée qu’elle ne lira – hélas – qu’après sa mort mais qu’elle conservera toujours sur sa table de chevet, Elizabeth Taylor hante les plus belles pages, telle une chatte sur un toit brûlant jamais véritablement amadouée. Fils d’un mineur gallois, orphelin de mère à l’âge de deux ans, déscolarisé à l’âge de seize ans, le gamin de Port Talbot n’en revient pas de sa traversée de l’Atlantique et du commun des mortels, «mais ma plus grande chance est d’avoir rencontré Elizabeth», note-t-il. Avant de poursuivre : «Elle a fait de moi un homme comme il faut, sans pour autant devenir bégueule, elle est une maîtresse terriblement excitante, elle est timide et spirituelle, pleine d’esprit, elle n’est pas née de la dernière pluie.»
Nous sommes alors en 1968. Le couple est marié depuis quatre ans à la ville, huit ans au cinéma. En 1960, commence en effet le fastidieux tournage de Cléopâtre, qui couronne Liz dernière reine d’Egypte et contient tout juste Richard (...)
Lire la suite sur gala.frElizabeth Taylor et Richard Burton: une passion d'outre-tombe
Une robe d’Elizabeth Taylor adjugée à 362 500 dollars



