La Haute cour constitutionnelle (HCC) égyptienne a contre-attaqué mardi 10 juillet en suspendant le rétablissement du Parlement ordonné par le président islamiste Mohamed Morsi, engagé dans une épreuve de force avec l'armée et la justice.
L'Assemblée du peuple, dominée par les islamistes et dissoute mi-juin par la HCC, s'était réunie mardi matin après un décret de Mohamed Morsi ordonnant son rétablissement.
La cour a ordonné la suspension du décret présidentiel" a indiqué une source judiciaire en soirée.Dimanche, huit jours après sa prise de fonction, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a annulé par décret la décision de la HCC qui avait invalidé le 14 juin le Parlement en raison d'un vice dans la loi électorale.
Selon la source judiciaire, "la cour a ordonné que sa précédente décision (invalidant les élections et déclarant le Parlement illégal, NDLR) soit appliquée".
Les avocats de Mohamed Morsi ont immédiatement dénoncé une décision "politique", disant craindre qu'elle ne complique encore la crise dans le pays.
Ce jugement est nul et non avenu", a notamment déclaré l'un d'eux, Abdel Moneim Abdel Makssoud, lisant un communiqué à la presse.Dans le même temps, des milliers de personnes se sont réunies sur l'emblématique place Tahrir, au Caire, pour manifester leur soutien à Mohamed Morsi et scander des slogans hostiles à l'armée, à qui Hosni Moubarak, chassé par la rue en février 2011, avait remis les rênes du pays, et jugée de mèche avec la HCC.
A l'ouverture de la session mardi, le président de la chambre basse, le Frère musulman Saad al-Katatni, avait assuré (...)
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