Logement . Le nouveau dispositif pour l’investissement locatif est plus contraignant que les précédents.
Comme la plupart de ses prédécesseurs au ministère du Logement, Cécile Duflot va donner son nom à un dispositif fiscal en faveur de l’investissement locatif. Il permet des réductions d’impôts substantielles aux personnes qui achètent un logement neuf dans le but de le louer. Jadis, il y avait eu le «Périssol», le «Besson», le «Robien». En 2013, le «Duflot» va supplanter le «Scellier», le dispositif actuel, dont l’extinction était programmée pour le 31 décembre 2012. Dans une interview au Figaro d’hier, la ministre en dessine les contours.
Pénurie. Son «Duflot» sera «plus incitatif fiscalement, mais il comportera des exigences sociales renforcées». En «contrepartie» de l’aide publique conférée sous forme de réductions d’impôts, les investisseurs devront pratiquer des loyers «plafonnés et inférieurs de 20% aux loyers du marché» local. Ces logements devront être loués à des ménages appartenant aux «classes modestes et moyennes, notamment ceux [dont les revenus, ndlr] se situent juste au-dessus des plafonds donnant accès au logement social», souligne-t-elle. Enfin, le dispositif sera fléché sur les territoires où les besoins en logements sont les plus importants. L’aide publique sera concentrée dans les zones de pénurie, comme l’Ile-de-France ou le littoral méditerranéen, où l’on observe une distorsion entre l’offre et la demande de logements. Ce levier fiscal est l’un des outils pour parvenir à l’objectif de production de 500 000 logements par an (dont 150 000 sociaux), un des engagements de campagne du candidat Hollande.
Le dispositif doit permettre «la construction de 40 000 logements l’année prochaine», indique Cécile Duflot. Selon une source ministérielle, hier matin, en Conseil des ministres, François Hollande a évoqué le logement comme le moyen de tirer l’économie et de maintenir l’emploi dans le secteur non délocalisable du BTP et les industries de (...)
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