Gouvernement et majorité ont fait entendre des voix dissonantes sur le droit de vote des étrangers, une promesse de François Hollande que des députés PS veulent "rapidement" concrétiser mais qui ne représente pas "une revendication forte" aux yeux de Manuel Valls.
Serpent de mer de la vie politique française depuis 1981, le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales risque de rester encore un sujet de débat en dépit de la promesse ferme du chef de l'Etat de l'instaurer.
Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, a bien assuré lundi 17 septembre au soir que l'engagement présidentiel serait "tenu". Mais il n'a pas précisé de calendrier. S'il n'a pas été inscrit à l'ordre du jour de l'automne au Parlement, c'est selon lui car "le calendrier parlementaire ne le permet pas" notamment en raison de la discussion budgétaire.
Pas une "revendication forte"
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait auparavant tempéré les ardeurs de son camp en faisant valoir dans "Le Monde" daté de mardi que ce n'était ni une "revendication forte dans la société française", ni un "élément puissant d'intégration".
Le ministre considère notamment que ce projet n'a plus "la même portée" qu'en 1981. Il met aussi en garde contre les conséquences d'un éventuel référendum, "pas seulement en termes de résultats mais aussi de déchirure dans la société française". "Attention à la jonction droite-extrême droite sur ce sujet", ajoute le ministre.
Ministre le plus populaire du gouvernement, Manuel Valls n'hésite pas depuis quatre mois à tenir des discours décomplexés sur la sécurité et l'immigration, ni (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurDroit de vote des étrangers: dissonnances au PS, l'UMP en profite
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61% des Français pour le droit de vote des étrangers en 2011



