Dominique Strauss-Kahn sort de son silence. La chaine d'information i>Télé a diffusé dans la soirée du vendredi 21 septembre une interview exclusive de l'ancien patron du Fonds monétaire international.
Empêtré dans des scandales sexuels qui lui ont coûté son poste de directeur général du FMI et ses ambitions présidentielles, Dominique Strauss-Kahn entend contribuer à "fournir des idées nouvelles" face à la crise économique. "La critique peut être positive. Je ne conçois pas mon rôle comme étant une sorte de poil à gratter", déclare DSK dans cette interview enregistrée à Marrakech, au Maroc, en marge d'une conférence dans une université privée.
"Je pense qu'il faut fournir des idées nouvelles. Il n'y en a pas beaucoup sur la table. J'en propose certaines, elles sont bonnes, elles sont moins bonnes, chacun jugera. Mais nous avons besoin d'idées nouvelles pour avancer et la période les réclame, parce que sinon nous allons, notamment en Europe, nous enfoncer dans plusieurs années de croissance faible, avec toutes les conséquences que cela peut avoir."
Aucune frustration
"La résolution de la crise est lente", constate DSK, regrettant que "une volonté moins forte qu'avant de travailler ensemble". "Chacun a combattu les idées du voisin, le multiculturalisme a moins la cote."
Concernant la situation dramatique de la Grèce, il estime "qu'il aurait fallu admettre plus tôt qu'il y aurait un certain coût" pour les autres pays européens. Ainsi, "les difficultés qui touchent une toute petite partie de notre économie" auraient eu moins de "conséquences sur l'Espagne, sur l'Italie".
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