Une employée d'un hypermarché Leclerc qui estime avoir été discriminée à son retour de congé parental parce qu'elle portait le voile a été déboutée aujourd'hui par le conseil des prud'hommes de Clermont-Ferrand. Son avocat a d'ores et déjà annoncé qu'il allait faire appel.
L'employée, engagée en 1997, avait pris un congé parental d'éducation en 2001 suivi de trois autres congés maternité et parentaux. A son retour en 2010 sur son lieu de travail, elle portait le voile. Elle a par ailleurs été affectée à la réserve et non pas en rayon comme avant. Elle demande alors son licenciement, ce que la direction refuse. Son avocat, Me Patrick Roesch, a donc engagé une procédure en discrimination devant les prud'hommes, afin d'obtenir la résiliation de son contrat de travail " aux torts de l'employeur ". " A un retour de congé parental, on doit retrouver le poste sur lequel on était affecté avant. La direction avait obligation de lui proposer un emploi similaire ", affirme-t-il, ajoutant qu'" on l'a envoyée à la réserve pour éviter qu'elle soit au vu et au su de la clientèle ".
Pour Henri Trarieux, directeur de l'hypermarché, " on essaye de porter cette affaire sur le terrain du voile, alors qu'on est face à une personne qui refuse de travailler ".
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