Le cas du militant chinois des droits civiques est source de tensions depuis plusieurs jours entre Pékin et Washington.
La Chine a annoncé vendredi que Chen Guangcheng pouvait déposer une demande pour aller étudier à l'étranger, ouvrant apparemment la voie à une résolution de l’imbroglio autour du militant des droits civiques qui s'était réfugié à l’ambassade des Etats-Unis.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé en fin de journée que des «progrès» avaient été accomplis sur la situation de Chen, se disant «encouragée», mais sans fournir de précisions ni fixer de calendrier pour un départ du dissident.
Le porte-parole du Département d’Etat Victoria Nuland a expliqué ensuite que les autorités chinoises avaient accepté de donner «au plus vite» à M. Chen des «documents de voyage» et que les Etats-Unis lui fourniraient ensuite rapidement un visa, ainsi qu'à sa famille.
L’affaire de cet avocat aveugle pourfendeur des avortements forcés a provoqué une crise dans les relations entre les Etats-Unis et la Chine, réunis vendredi à Pékin pour le deuxième et dernier jour de leur «dialogue stratégique et économique» annuel.
A l’issue de cette rencontre, Mme Clinton a souligné que les droits de l’Homme sont «essentiels dans tous les pays».
«Nous abordons les cas individuels et les situations spécifiques chaque fois que c’est nécessaire», a ajouté la chef de la diplomatie devant des dirigeants chinois.
«Grand danger»
Le conseiller d’Etat chinois Dai Bingguo a rétorqué que la question des droits de l’Homme «ne devrait pas être utilisée pour s’ingérer dans les affaires intérieures» d’un pays ni «perturber les relations d’Etat à Etat».
Peu avant, le ministère chinois des Affaires étrangères avait indiqué que «s’il veut étudier à l'étranger» Chen Guangcheng pouvait «comme les autres citoyens chinois, déposer une demande auprès des autorités compétentes par la procédure habituelle».
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