François Hollande n'a eu de cesse pendant la campagne de brandir le non cumul des mandats comme l'un des symboles de la nouvelle gouvernance qu'il souhaitait mettre en place. Installés au pouvoirs, les élus socialistes ne semblent pas si prompts à s'appliquer eux-mêmes cette mesure.
Désormais selon le quotidien "Libération", "des voix réclament chez les socialistes de 'prendre le temps'". A l'origine la loi était prévue pour septembre 2012. Mais le PS ne semble plus aussi pressé. "Ces choses là ça se prépare, ce n'est pas quelque chose qu'on fait en juillet-août. Septembre est un délai techniquement difficile", explique Thierry Mandon, député-maire de Ris-Orangis (Essonne), cité par "Libération".
En réalité tous les élus craignent déjà pour les élections locales de 2014. Alors qu'elle est majoritaire dans les collectivités locales, la gauche ne veut pas perdre un grand nombre de sièges en présentant des candidats inconnus partout. C'est au Sénat que les choses bloquent particulièrement. François Rebsamen, le sénateur maire de Dijon, et patron du groupe socialiste, refuse "le désarmement unilatéral" face à une droite qui conserverait ses élus locaux et nationaux. Ils sont nombreux dans la haute chambre (qui représente les collectivités territoriales) à vouloir freiner le projet de loi.
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