Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a réfuté vendredi que le coup de filet dans les milieux islamistes radicaux soit une «opération de communication», affirmant que les personnes interpellées étaient animées par «une idéologie de combat».
«Ce sont des gens qui sur le web (...) se réclamaient du moudjahidisme et d'une idéologie extrémiste radicale, d'une idéologie de combat», a indiqué le ministre devant des journalistes, au ministère de l'Intérieur à Paris.
A la question de savoir si ce coup de filet était une réponse aux critiques qui ont visé la Direction centrale du renseignment intérieur dans l'affaire Merah, Claude Guéant a répondu : «Pour ce qui est de l'opération de communication, je rappellerai que c'est une décision judiciaire».
«Les services de renseignement, comme dans toutes les années précédentes, ont joué un rôle tout à fait déterminant dans la lutte contre le terrorisme ou les menaces terroristes. En l'espèce, l'instruction judiciaire s'est fondée sur le travail des services de renseignement de la même facon que la culpabilité de Mohamed Merah à Toulouse a été fondée sur des analyses conjointes de la police judiciaire et du Renseignement intérieur», a insisté le ministre.
La police a saisi des armes et placé en garde à vue 17 personnes vendredi après avoir procédé à 19 interpellations à l'aube dans les milieux islamistes radicaux en France, plus d'une semaine après la mort de Mohamed Merah.
Parmi les interpellés figure Mohammed Achamlane, leader de Forsane Alizza («Les Cavaliers de la Fierté»), un groupe salafiste radical dissous en février par Claude Guéant qui l'accusait de préparer à la lutte armée.
Dans les motifs ayant mené à leur interpellation, «il y avait le rappel qu'ils avaient un entraînement de caractère paramilitaire», a souligné le ministre, insistant sur le fait que «l'interpellation s'est faite (...) en fonction des éléments dont disposait le juge (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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