Soutien scolaire, aide juridique... le candidat à la présidence de l'UMP propose que son parti offre des «services» aux Français. Un moyen d'approcher les électeurs en vue des municipales.
Comment moderniser la maison UMP? En campagne pour le leadership à droite, Jean-François Copé et François Fillon ont détaillé leurs pistes pour réorganiser le parti. Des pistes qui, entre les deux candidats, font plutôt consensus. Il en est une, pourtant, qui a attiré l’attention. Au lieu de ronger leur frein dans l’opposition pendant cinq ans, Copé propose aux militants de se rendre concrètement utiles. Plus seulement cantonnés aux classiques tractages, collages d’affiches, recrutement d’adhérents, ils pourraient «développer des programmes de services complets aux Français dans tous les domaines de leur vie quotidienne». L’UMP deviendrait, ambitionne son secrétaire général, «un parti de services», voire «le premier parti d’action civique».
Le député-maire de Meaux songe à du soutien scolaire, une aide à la recherche d’emploi via «les réseaux socio-professionnels de l’UMP», un «appui juridique et amical aux victimes de la délinquance». Dans son livre, Manifeste pour une droite décomplexée qui paraît ce mercredi, il imagine même monter une centrale d’achat «pour négocier des tarifs avantageux auprès des grandes enseignes».
«Force de frappe caritative»
Pourquoi des militants UMP feraient mieux que les associations dans ces domaines? Quel est l’intérêt de mélanger les genres? Le logo «UMP» ne va-t-il pas rebuter le citoyen qui n’est pas engagé politiquement? Copé, justement, se réjouit de décoiffer ceux qui ont «une définition rigide de l’action politique» et vante sa trouvaille «extrêmement innovante». Pour engager cette «démarche civique auprès du citoyen», il revendique une «force de frappe caritative»: celle des 280000 adhérents du parti, parmi lesquels des profs à la retraite, des avocats, des chefs d’entreprise...
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