Les ONG, déçues par les suites de 2007, attendent des décisions symboliques fortes.
«Il n’y a pas de tabou, tous les sujets peuvent être abordés» : la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, l’a garanti. La conférence environnementale qui s’ouvre ce matin à Paris comporte cinq tables rondes thématiques - énergie, biodiversité, santé-environnement, fiscalité et gouvernance (lire page suivante) -, mais aucun sujet n’est interdit. En bref, on peut évoquer les questions qui fâchent comme l’exploitation des gaz de schiste, même si Delphine Batho l’a répété mercredi :«la fracturation hydraulique restera interdite» et «nulle part au monde on n’a fait la démonstration qu’une autre technologie était possible». «Ce ne sera pas comme lors du Grenelle, où il était interdit de parler du nucléaire et de la chasse», souligne-t-on au cabinet de la ministre.
«Agenda et budgets». Ouverte par François Hollande, la conférence environnementale est calquée sur la conférence sociale qui s’est tenue en juillet. Les débats se tiendront aujourd’hui et demain matin au Conseil économique, social et environnemental et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, conclura les travaux samedi. Autour de la table : les représentants du gouvernement, les ONG environnementalistes, les syndicats, les employeurs, les collectivités locales et les parlementaires. Au total, plus de 300 personnes.
Cinq ans après la grand-messe du Grenelle de l’environnement, tombées de haut après le mirage du «new deal» écologique de Nicolas Sarkozy, échaudées par l’absence de mise en œuvre, la plupart des ONG abordent la conférence avec circonspection. «Ouvrir des chantiers, ça ne suffit pas. Vu l’importance de la crise, on veut des signaux forts», avertit François Veillerette, de Générations futures. Pour les Amis de la Terre, Martine Laplante juge «indispensable qu’il y ait quelques décisions symboliques dès samedi. Notre base a été très déçue du Grenelle et est maintenant impatiente de voir un changement de politique». Benoît (...)
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Cinq thèmes pour encadrer les tables rondes
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«Interdire le diesel dans les grandes villes, une décision incontournable»
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