De notre correspondant à Los Angeles
Une centaine de fans attendent, massés devant l'entrée de la Cour criminelle de Los Angeles, au centre ville. Les uns ont les yeux rivés sur Twitter ou TMZ, les autres l'oreille collée à un poste de radio. Et puis un peu après 13h00 (22h en France), ils exultent. Les «guilty, guilty» (coupable), fusent, d'abord sur le ton de la question, puis accompagnés par des cris de joie quand la nouvelle est confirmée: lundi, Conrad Murray a été reconnu coupable à l'unanimité, pour avoir causé la mort de Michael Jackson à la suite d'une série de «grossières négligences».
Les photographes jouent des coudes pour monter sur leur tabouret. George, 66 ans, tombe à genoux. «Dieu soit loué, Michael est vengé», hurle-t-il. Kim, fondatrice du site Justice4MJ.com, juge la peine qu'encourt Murray trop faible: «Justice a été rendue, mais quatre ans maximum, c'est trop court pour avoir privé le monde de son plus grand chanteur.»
«Que Murray brûle en enfer»
Les mêmes mots reviennent. «Meurtrier», «tueur», «bourreau»... Dur de trouver un fan pour défendre le docteur qui a administré des litres de Propofol à Michael Jackson pendant près de deux mois pour l'aider à dormir. «Michael était sans doute un addict», reconnaît Alec. Mais pour cet étudiant en droit, venu avec une amie, «Murray aurait dû dire non, refuser de fournir l'anesthésiant.» Il conclut: «J'imagine que 150.000 dollars par mois (le salaire de Conrad Murray, ndr), ça vous fait oublier votre serment d'Hippocrate».
Le vrombissement de quatre hélicoptères est soudain couvert par l'arrivée de deux SUV noirs. Des policiers à vélo poussent la foule sur le trottoir. La soeur du chanteur défunt, La Toya Jackson, qui vient de tweeter «Victoire!», s'engouffre dans le premier véhicule tandis qu'un fan hurle «Que Murray brûle en (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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