Le pianiste turc Fazil Say a comparu hier devant un tribunal d’Istanbul, où il a rejeté les accusations d’atteintes aux valeurs religieuses des musulmans dont il fait l’objet. Il avait été inculpé au début de l’été après qu’il eut publié sur son compte Twitter quelques tirades provocatrices concernant l’islam. Le virtuose de 42 ans encourt d’un an et demi de prison. «Je rejette toutes les accusations», a-t-il affirmé à ses juges, avant de leur remettre une défense écrite.
Laïc convaincu, Say a régulièrement courroucé les autorités en critiquant vertement le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste et accusé de vouloir islamiser la Turquie en catimini. Ses avocats ont demandé l’acquittement, ce qui a été refusé hier par le tribunal d’instance. Say, qui remplit les salles de concert de Tokyo à Paris, envisagerait de s’exiler au Japon. Prochaine audience fixée au 18 février. Photo AFP
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