Si c’était à refaire : Marc Levy aurait dû choisir un autre titre, car celui-ci est déjà pris par Claude Lelouch. Si c’était à refaire, on lui conseillerait d’introduire davantage en amont le personnage destiné à devenir l’assassin. N’en ayant jamais entendu parler avant les dix dernières pages, ne l’ayant pas rencontré sauf à l’état d’apparition, on ne peut pas le compter parmi les suspects, le jeu est faussé.
Il faudrait aussi revoir un peu la construction. Le coup de théâtre qui ne sert à rien parce qu’il s’agit en fait d’un cauchemar, une fois à la rigueur ça va, mais pas plus.
Andrew Stilman, qui est un grand journaliste du New York Times, qui est un grand journal, a «une mémoire infaillible», Marc Levy le répète, au cas où le lecteur oublierait. Andrew n’est pas fichu de retenir le nom de son tailleur: il l’appelle Zanelli alors que c’est Zanetti. Penser à corriger ce détail.
Andrew se fait poignarder pendant qu’il court. Il se meurt. Puis il se retrouve debout dans la rue, avec deux mois devant lui pour éviter qu’on le bute. Il vient de se marier et de se conduire comme un gougnafier. Si c’était à refaire, on pourrait lui éviter le ridicule de penser à son propre sujet qu’il est «un homme honnête doté de convictions».Cl.D.
Source : Datalib et l’Adelc, d’après un panel de200 librairies indépendantes de premier niveau. Classement des nouveautés relevé (hors poche, scolaire, jeux, etc.) sur un total de 89 437 titres différents. Entre parenthèses, le rang tenu par le livre la semaine précédente. En gras : les ventes du livre rapportées, en base 100, à celles du leader. Exemple : les ventes du Grand Cœur représentent 85% de celles de Si c’était à refaire.
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