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    Chimiothérapie : mieux contrôler les nausées !

    Selon une étude présentée au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), l'administration d'un antipsychotique sur une courte durée, permettrait de réduire la fréquence des nausées persistantes dues à certaines chimiothérapies. Il y aurait là, en perspective, le possibilité d'une réelle amélioration de la qualité de vie pour de nombreux patients.

    Malgré l'administration d'antiémétiques – des produits contre les vomissements - 30% à 40% des malades sous chimiothérapie souffrent de nausées persistantes. Leur qualité de vie s'en trouve dégradée, à tel point qu'il est parfois nécessaire de réduire les doses de chimiothérapie pour en atténuer les effets secondaires.

    Le Pr Rudolph Navari, du Cancer Institute de l'Indiana, a suivi 205 patients qui pour la première fois étaient pris en charge par une chimiothérapie. Tous ont eu recours aux traitements classiques pour prévenir nausées et vomissements. Si dans la majorité des ces, cette approche a permis de les éviter, 80 de ces malades ont présenté des nausées persistantes.

    Ils ont donc participé par la suite, à une étude randomisée en double aveugle. Un premier groupe a reçu une dose quotidienne d'un antipsychotique, l'olanzapine, tandis que les malades du second groupe se voyaient prescrire du metroclopramide, un médicament anti-émétique commercialisé sous le nom de Primperan®. Tous les patients ont suivi cette stratégie thérapeutique pendant trois jours, au cours desquels ils ont bénéficié d'un suivi téléphonique.

    Les résultats sont sans équivoque. Plus de sept patients sur dix dans le groupe recevant l'antipsychotique, n'ont souffert d'aucun vomissement. Ils n'ont été que trois sur dix dans ce cas, dans l'autre groupe. Certes la prescription d'un antipsychotique pose question par rapport à ses effets secondaires. Mais dans le cadre d'une prise en charge de très courte durée - deux à trois jours-, sa toxicité resterait faible. L'auteur a précisé en effet, qu'aucun effet secondaire majeur n'avait été (...) Lire la suite sur destinationsante.com


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