Charlie Hebdo a donc été victime d'un attentat au cocktail molotov cette nuit, alors que sortait ce matin le numéro spécial "Charia Hebdo" dont la Une se moquait des évènement en Tunisie, où les élections démocratiques ont abouti à la victoire du Parti islamiste Ennhada, et annonçait Mahomet rédacteur en chef. Le dessin faisait le tour des réseaux sociaux depuis le début de la semaine, et les tensions étaient déjà exacerbées. Alors que la plupart des messages sur Twitter expriment un soutien absolu pour Charlie, il n'en va pas de même sur Facebook où l'éventail des réactions est beaucoup plus large.
La page Facebook de Charlie Hebdo s'est transformée en un véritable champ de bataille entre musulmans offensés, frontistes revendicatifs et au milieu les lecteurs atterés de Charlie. En général, ça ne vole pas bien haut :
Même sur cette page, pourtant, rares sont ceux qui osent défendre les auteurs de l'attentat. Pour trouver ceux là, on peut utiliser "Your Open Book", site qui permet de rechercher les statuts Facebook publiés en mode "public", souvent par des utilisateurs du réseau social qui ne savent pas que d'autres que leurs "amis" peuvent lire ce qu'ils écrivent.
La recherche révèle cependant que le nombre des "intégristes" qui soutiennent les actions violentes contre Charlie Hebdo sont très largement en minorité face à ceux qui profitent de l'occasion pour appeler à incendier des mosquées et "bouter les musulmans hors de France" :
Les grands gagnants dans l'affaire, comme toujours, ce sont donc les extrêmistes.
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