On a d’abord parlé d’économie sociale, depuis une quarantaine d’année on parle d’économie sociale et solidaire, parlons désormais de l’ESSOR économie sociale et solidaire responsable, car c’est bien de cela qu’il s’agit. On nous parle de crise alors que nous sommes dans une phase de transition, devant un changement de monde avec des craquements, dignes d’une vraie tectonique des plaques.
Nouvelles donnes, climatiques, géopolitiques, démocratiques, le monde change et nous devons trouver de nouvelles clés de lecture pour répondre aux attentes des citoyens. L’ESS responsable, c’est un tiers secteur qui prend enfin conscience de ses atouts mais aussi de ses faiblesses. Ce tiers secteur, inscrit entre l’économie capitaliste et celle pilotée et contrôlée par l’Etat doit être au cœur du projet pour demain. Il ne s’agit pas d’une alternative mais d’une réponse dédiée et pertinente dans de très nombreux domaines. Les bonnes pratiques existent. Le rôle des politiques est de les faire connaître et de les faciliter.
A l’heure des NTIC, qui facilitent les initiatives citoyennes, l’ESS porte en elle cet ADN particulier car elle nait d’hommes et de femmes qui trouve dans le collectif un épanouissement personnel. Ce modèle économique qui ne renie pas la performance, mais qui croit que la rentabilité est à distinguer du profit, est celui de demain, car il engendre un bien être ressenti pour ceux qui l’ont choisi. L’emploi marchand n’est pas un emploi mercantile, mais un emploi qui génère croissance et bien être partagé.
Ma réflexion comme mon expérience et mon équipe me font placer ce modèle au cœur de mon projet car l’ESS est indispensable pour compléter un Etat Providence en difficulté croissante. Je parle d’ESS responsable car il reste à regarder sans complaisance, les points à améliorer. Les mots c’est bien, la réalité c’est mieux. L’ESS responsable ce sont des acteurs qui acceptent de revisiter une gouvernance figée et vieillissante. C’est aussi des structures qui (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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