Ils sont arrivés ragaillardis par des sondages frémissants et sont repartis sur l'air de «on va gagner». Affichant ostensiblement un moral au beau fixe confinant parfois à la méthode Coué alors que leur champion est toujours donné largement battu au deuxième tour face à François Hollande, les parlementaires de la majorité ont été reçus ce mercredi midi par le candidat Nicolas Sarkozy à quelques encablures de son QG de campagne, dans le XVe arrondissement de Paris. Arrivé à pied, «ça me prend quatre fois plus de temps de venir en voiture», et entouré d'une escorte allégée, le président sortant est allé au contact des quelques badauds attirés par le balais des voitures officielles et des cars siglés Véolia transports servant à convoyer certains des députés et sénateurs invités.
Interpellé par une journaliste lui lançant «alors M. Sarkozy, vous avez gagné?» en référence à son score en hausse au premier tour dans les études d'opinion, le vainqueur de 2007 s'est arrêté un instant pour répondre à la presse: «C'est pas du tout comme ça que ça se passe, c'est les Français qui vont choisir et les Français c'est un peuple libre, a-t-il assuré en reprenant l'un de ses classiques de la dernière présidentielle. C'est eux qui décideront, il ne faut pas s'énerver avec tout ça, il faut simplement aller au contact et faire campagne». Le chef de l'Etat a également glissé un mot sur la mort en Syrie de deux journalistes, dont un photographe français: «On a déjà eu un caméraman français qui a été tué il y a peu de temps, je vais bien sûr présenter mes condoléances aux familles, ça montre combien la liberté d'informer est importante et combien le métier de journaliste peut être difficile et dangereux», a-t-il affirmé.
Estrosi «à 300% motivé»
Le Président s'est ensuite engouffré dans l'Espace Moncassin où les élus UMP l'attendaient depuis une demie heure. «J'ai besoin de vous», leur a-t-il (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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