Le député de Paris a estimé qu'imposer à 75% seulement à partir de 2 millions pour les couples, n'était «pas un renoncement» mais un «ajustement» de l'engagement pris par Hollande. PCF, NPA et FN ont réagi.
Jean-Christophe Cambadélis (PS), interrogé vendredi sur le taux d’imposition à 75% promis par le candidat Hollande, qui pourrait ne s’appliquer qu'à partir de 2 millions d’euros pour des couples, a parlé d'«ajustement» politique, qui n’est «pas un renoncement».
Sur Radio Classique et Public Sénat, le candidat à la succession de Martine Aubry à la tête du PS a commenté: «renoncement politique non, dans le sens où le président de la République continue à essayer de trouver l'équilibre entre la justice et la possibilité de donner les moyens de la croissance». «Donc il ajuste au fur et à mesure», a poursuivi le député de Paris.
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«Le sujet, c’est le redressement de la France et pour redresser la France, il faut s’ajuster aux éléments qui permettent de le faire en fonction de la conjoncture», a-t-il dit, sans plus de précision.
Il a encore observé que la campagne du candidat socialiste n’avait pas été «articulée autour de cette question» des 75%, qui n'était «même pas dans le programme du Parti socialiste». «C’est une proposition qu’il avait faite à un moment déterminant de la campagne», selon l'élu de Paris. «Il ne faut pas s’enfermer dans les schémas, il faut sortir de la crise», a-t-il exhorté.
La taxe à 75% promise par le candidat Hollande sur les hauts revenus s’appliquerait à partir de 1 million d’euros de revenus pour les célibataires mais de deux millions d’euros pour les couples, selon des informations du Figaro et des Echos. L’Elysée a toutefois précisé jeudi qu'«aucune décision» n'était prise.
«Vidée de sa substance» pour le PCF
Le PCF a de son côté déclaré vendredi que la taxe à 75% sur les très hauts revenus promise par le candidat Hollande ne devait pas être «vidée de sa substance». (...)
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