Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, devrait convoquer des législatives anticipées pour renforcer sa coalition en vue d’avoir les mains plus libres, notamment contre l’Iran.
Ce n’est pas quatre mais six ou sept ans que Benyamin Nétanyahou pourrait passer à la tête du gouvernement israélien. Profitant du succès populaire que lui accordent les sondages, le chef du Likoud va selon toute probabilité annoncer dans les prochains jours la tenue d’élections anticipées. Les commentateurs se disputent sur la date qui devrait être arrêtée, entre la mi-août et la mi-octobre, la prédiction la plus courue étant le 4 septembre.
Un an avant le terme de l’actuelle législature (qui doit prendre fin en octobre 2013), le Premier ministre ne manque pas de raisons pour appeler les électeurs aux urnes d’ici à l’automne. Jouissant d’une majorité confortable avec 78 députés sur les 120 membres de la Knesset (le Parlement israélien) en faveur de la coalition au pouvoir, le chef du Likoud n’est pourtant pas à l’abri des remous que pourraient provoquer deux prochains votes : celui sur la révision d’une loi qui permet aux ultraorthodoxes d’être exemptés du service militaire, et l’adoption du budget 2013, qui sera sans doute élagué de sommes importantes sur les dépenses sociales.
Gageure. C’est avec son partenaire dans la coalition, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, leader du parti ultranationaliste et laïc Israël Beytenou, que Benyamin Nétanyahou doit composer concernant la révision de la loi sur le service militaire. Trouver un équilibre subtil entre les partis religieux, qui montent déjà au front pour fustiger la révision de leurs privilèges, et la population laïque tient de la gageure. En outre, les coupes dans le budget social pourraient à nouveau faire bouger la rue israélienne. L’été dernier, des centaines de milliers de personnes avaient manifesté pendant deux mois pour dénoncer la vie chère et la disparition de l’Etat social.
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