Au troisième jour de son procès pour les tueries du 22 juillet, l'extrémiste a par ailleurs assuré qu'il planifiait initialement trois attentats à la bombe et une fusillade.
Anders Behring Breivik, jugé pour avoir tué 77 personnes dans deux attaques distinctes l’an dernier en Norvège, a révélé jeudi que son objectif initial était de perpétrer trois attentats à la bombe suivis d’une fusillade.
Il a également dit avoir voulu tuer l’ensemble du gouvernement norvégien en plaçant une bombe de près d’une tonne dans le quartier des ministères et exécuter des responsables de la mouvance travailliste sur l'île d'Utoya, puis tirer des coups de feu pour obliger les participants du camp d'été à se jeter à l’eau et à se noyer.
Pour la quatrième journée de son procès, Breivik a renoncé à faire son salut extrémiste -bras droit tendu, poing fermé- qui provoquait survivants et proches des victimes.
« Le plan, c'était trois voitures piégées suivies d’une fusillade », a déclaré Breivik.
Interrogé par l’accusation, l’extrémiste de droite a expliqué qu’il comptait placer deux bombes d’une tonne chacune, l’une dans le quartier des ministères - comme il l’a fait le 22 juillet 2011 - et l’autre près du siège du parti travailliste.
Il envisageait aussi de déposer une bombe de 500 kg près d’une troisième cible « très incertaine », évoquant une tour abritant le journal norvégien Aftenposten, le Parlement, l’Hôtel de ville d’Oslo ou encore le Palais royal.
S’il avait survécu à ces attaques, ce qu’il jugeait très improbable, il comptait aussi perpétrer une fusillade contre les occupants d’un squat célèbre d’Oslo, le Blitz, le journal Dagsavisen et le parti de la Gauche socialiste, dont les bâtiments sont géographiquement proches.
L’extrémiste a finalement renoncé à ce plan en juin : « C'était beaucoup plus difficile que je ne le pensais de faire une bombe », a-t-il expliqué, évoquant aussi l’amenuisement de ses moyens financiers.
Tuer tout le gouvernement
Concluant qu’il n’y (...)
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