Jugé depuis hier pour une douzaine de braquages, Lionel Reinaudo reconnaît tout. Mais si ce voleur qui agissait à visage découvert et avec des armes non chargées dévalisait banques et bars-tabac, c’était seulement pour financer sa cavale, dit-il. L’homme de 28 ans répond devant la cour d’assises de la Haute-Garonne de 12 vols à main armée et d’une tentative, commis de Toulouse à Monaco, en passant par le Cap d’Agde (Hérault), après son évasion de la prison de Carcassonne en décembre 2005 et jusqu’à son arrestation en janvier 2008. Au moment de sa fuite, il purgeait une peine de neuf ans, déjà pour des braquages, et il en avait marre : «On est obligé de subir des désagréments en prison.» C’est à Monaco qu’il réalise son plus gros coup : il arrive à la bijouterie Jasré le 30 mai 2007 un bouquet de roses à la main. Puis il menace le vendeur de son arme, le ligote et s’en va avec 600 000 euros (au prix d’achat) de marchandise, après avoir fumé deux cigarettes et en laissant sur le comptoir un fusil à pompe à canon scié sans munition.
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