La série des manifestations de masse contre le régime de Poutine continue ce samedi, et, comme les deux journées de mobilisation précédentes, l’écrivain Boris Akounine, devenu l’un des représentants du mouvement de contestation, sera de la partie. Les 10 et 24 décembre, il avait été le premier à prendre le micro pour s’adresser à des dizaines de milliers de Moscovites venus l’écouter, lui et ses confrères écrivains, journalistes et autres militants de la société civile. Davantage que les hommes politiques de l’opposition. Samedi, il se contentera d’être dans le cortège et ne s’adressera pas à la foule : les organisateurs de la manifestation, dont Akounine lui-même, ont décidé de réduire au maximum la durée de la marche et du meeting, parce que la température à Moscou frole ces jours-ci les -20 °C. «L’heure est venue de mettre de côté tous les projets personnels pour s’occuper d’un projet commun : le rétablissement de la démocratie en Russie», a expliqué Akounine, interrogé la semaine dernière après une réunion du comité d’organisation de ce défilé du 4 février.
«Un Jour important». Pour l’écrivain et pour la Russie, l’aventure a commencé en décembre. «Je ne fais pas de la propagande, je ne cherche à persuader personne de venir au meeting. Nous sommes tous des adultes, chacun décide pour soi. Moi, j’y vais parce que je ne veux pas passer le reste de ma vie à regretter et avoir honte de ne pas y être allé.» Tel est le message que Boris Akounine avait lancé sur le Web en décembre, aux côtés d’autres personnalités plus ou moins célèbres dans de petites vidéos de trente secondes diffusées sur YouTube qui appelaient au rassemblement sur l’avenue Sakharov, le 24 décembre. Les élections législatives du 4 décembre n’auguraient aucun bouleversement de la vie politique russe, devenue ces dernières années un long fleuve boueux. Depuis l’échange de fauteuils annoncé par le tandem Poutine-Medvedev en septembre, les derniers espoirs de voir la Russie sortir du marasme (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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