Cette nouvelle pratique qui se nourrit du fantasme high tech de l'Homme augmenté fait l'objet d'un livre, Body hacking : Pirater son corps et redéfinir l'humain. Internetactu.net a interrogé l’auteur du livre, Cyril Fiévet.
Comme les hackers qui bidouillent un objet high-tech pour le maîtriser et l'adapter à leurs besoins, le body hacker applique cette démarche à son corps. Le phénomène n'en est qu'à ses balbutiements, mais il pourrait prendre de l'ampleur et ouvre des perspectives aussi captivantes qu'angoissantes, quand on se penche sur les recherches menées par Cyril Fiévet.Dans l'entretien qu'il a accordé à Internetactu, Fiévet pense que le Body Hacking est une évolution qui deviendra un jour une réalité. Le fantasme d'une fusion entre l'Homme et la machine date depuis longtemps. Les améliorations pourraient concerner la force physique et la communication. Autant le dire, l'être humain sous sa forme actuelle n'est pas un aboutissement, il ne peut qu'évoluer. Un peu comme pour un vaccin, dès le plus jeune âge, les enfants se feront (peut-être un jour) implanter des puces. Et bien d'autres choses.
Certes tout le monde ne s'adonne pas au body hacking, mais les graines sont aujourd'hui plantées et des noyaux de passionnés existent. On peut également raccrocher au train le wagon de la DIY Biology, citer BioCurious. Le hacking de l'humain passe aussi par la génétique. Certains veulent par exemple modifier leur formule sanguine ou la couleur de leurs yeux. Elles partagent toutes la démarche de vouloir comprendre et expérimenter sur des molécules ou le corps humain. Pour Fiévet, ce terreau ne peut qu'apporter des changements dans le futur.
Aux yeux de l'auteur, la puce RFID Verichip va dans ce sens. Des personnes ayant fait le choix de se l'implanter assurent qu'elle est vraiment pratique. C'est déjà une première forme de body hacking. Dans une veine plus roots, (...) Lire la suite sur fluctuat.net
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