Rue89 - Causeur : la battle

Treizième round : la France va-t-elle si mal que ça ?

Chaque semaine pendant la campagne, Yahoo! Actualités confronte les éditos de Rue89 et Causeur.fr sur un même thème. Cette semaine, Elisabeth Levy de Causeur.fr et Pascal Riché de Rue89 s'interrogent sur l'état de la France. La situation est-elle aussi mauvaise qu'on le laisse entendre parfois?

Le fantasme du « peuple d'enfants gâtés »

Par Pascal Riché

Les Français souffrent, la République est méprisée, le pacte social est attaqué, la France est dégradée... François Hollande, candidat souriant du « rêve français » et de la « jeunesse », a choisi d'ouvrir l'adresse aux Français qu'il a publiée dans Libération en brossant une image de notre pays aussi joyeux que le fond d'une tombe. Le candidat d'opposition est dans son rôle : noircir le tableau, c'est noircir le bilan du sortant. Quel candidat d'opposition s'en est jamais privé ?

Quelques jours plus tôt, dans ses vœux aux Français, Nicolas Sarkozy décrivait une crise « inouïe » qui menace d'entraîner la France dans la tourmente. Lui aussi parle des Français qui souffrent. Il n'accuse pas le Président sortant, ce que l'on comprend aisément, mais incrimine « trente années de désordres planétaires dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie ». Planétaire signifiant ici « non français ».

Musique culpabilisatrice

Ma consœur de Causeur, Elisabeth Lévy, qui se définit comme « pas de gauche », m'a proposé, dans le cadre de notre « battle » hebdomadaire, de mettre en question ce sombre diagnostic. Selon elle, on exagère un chouïa la situation de la France (allez donc voir les conditions de vie des autres Terriens), et en accusant sans cesse la haute finance internationale, les Français (ces enfants gâtés), ne prendraient pas leurs responsabilités. Si on est dans le pétrin, ce serait parce qu'on l'aurait choisi, accepté. Après tout, quand la Bourse flambait dans les années 1980, les Français acclamaient avec liesse la libéralisation de la finance.

Je connais bien cette petite musique : celle qui consiste, au nom du « sens de la responsabilité », à faire porter sur les Français le poids de ce qui lui arrive. Dans les années 90, à l'époque où le chômage grimpait en flèche à la suite d'une politique monétaire désastreuse, cette musique culpabilisatrice était déjà jouée par les défenseurs de la libéralisation financière engagée la décennie précédente.

Qu'on se souvienne de cette note de la Fondation Saint-Simon, le think tank de la gauche « raisonnable », intitulée « La préférence française pour le chômage ». Les Français, expliquait son auteur, Denis Olivennes, avaient implicitement choisi d'accepter un niveau de chômage élevé, prix à payer pour préserver leur modèle social.

Puis a déferlé, le temps d'une mode intellectuelle, la horde des « déclinistes » précédés de leurs mines lugubres, annonçant que la France « tombe ». En creux, derrière ce courant de pensée, gisait l'idée que la France n'est pas capable de « s'adapter » au monde nouveau, préférant se lover dans ce qui lui reste de modèle social. Là encore, le remède suggéré passait par sang, sueur et larme.

Il n'y a pas de « préférence française » pour la crise

Le débat sur la dette publique a remis au goût du jour la petite musique sacrificielle. Après tout, nous explique-t-on, c'est parce que les Français ont préféré se complaire dans un confort indécent (des retraites longues, les 35 heures, des services publics luxueux...) qu'ils lèguent à la génération suivante une dette insoutenable... La génération 68 (forcément des jouisseurs sans entrave ! ) est responsable. Il est temps de renouer avec l'effort et le travail, de sortir de notre aveuglement collectif, bla-bla-bla.

Tous ces discours ont en commun de rendre le peuple responsable de politiques erronées mais qui ont profité le plus souvent aux Français les moins modestes de ce pays. Je ne crois pas que les chômeurs aient jamais acclamé la libéralisation financière dans les années 80. Je ne pense pas que les précaires aient glorifié la politique monétaire restrictive des années 90. « Ceux qui sont pour le franc fort, ce sont ceux qui ont des francs », plaisantait avec lucidité l'économiste John Kenneth Galbraith, de passage en France.

Quant à la croissance de la dette, penser que les 50% des Français les plus modestes, qui se partagent seulement 6% du patrimoine, en sont responsables est assez risible... quand on sait que les 1% du haut de l'échelle détiennent désormais 24% des richesses.

Il n'y a pas plus de « préférence française » pour la dette qu'il n'y en a pour le chômage ou pour le retour des rentiers. Il y a des choix politiques erronés, mais — et c'est la bonne nouvelle — réversibles.

Hollande comme Sarkozy ont raison d'être sombres dans leur description de l'état du pays et de constater que la France « souffre ». Le problème, c'est que ces remèdes qu'ils proposent, jusque-là, sont loin d'être à la hauteur de l'enjeu. Hollande n'a, de ce point de vue, pas encore réussi à se démarquer clairement de Sarkozy. Il veut faire « mieux », au lieu de faire autre chose.

Face à la gravité de la crise, c'est l'ensemble du lien social qu'il faut repenser, c'est un autre modèle de société qu'il faut inventer. Avec un peu de chance, 2012 sera ce que tous vos amis (et moi-même) vous souhaitent cette semaine : une bonne année.

Pascal Riché

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Après la France, l'empire américain angoisse sur son déclin

2012, année apocalyptique ?

Par Elisabeth Levy

Pour vous je ne sais pas, mais pour moi, 2012 c'est déjà mal barré. Il y a une semaine, je me trouvais chanceuse de vivre dans un pays où les raisons de rigoler ne manquent pas — et je ne parle pas seulement des célèbres colères de la présidente Choly. Dans les dernières blagues de 2011, j'aime particulièrement celle où Bertrand Delanoë autorise une paroisse à exposer une Crèche à condition qu'elle soit dépourvue de toute connotation religieuse — dans l'une de ces immondes petites baraques blanches qui, chaque année à la même époque,  défigurent plusieurs avenues parisiennes. Je me disais qu'on allait bien s'amuser avec la chouette baston présidentielle qui s'annonce.Autant vous dire que c'est réussi. En une semaine, avec leurs vœux, nos aimables politiques m'ont flanqué un cafard monstre. Droite, gauche, majorité, opposition, pas un pour rattraper l'autre. Pour une fois qu'ils sont tous d'accord, c'est pour nous répéter qu'on en bave et qu'on va en baver encore plus. Ça a commencé le soir du 31 avec les vœux du Président qui nous a dit que c'était la crise la plus grave qu'on ait connue depuis 1945 et que ça ne faisait que commencer. Et j'ai décidé d'arrêter après avoir lu la lettre de François Hollande — oui, François Hollande m'a écrit. Mais je mentirais en disant qu'il m'a remonté le moral. Il me raconte que la France est « abaissée, affaiblie, abîmée, dégradée ». Il aurait au moins pu faire l'andouille, je ne sais pas, lever les bras comme un tire-bouchon en promettant qu'elle serait bientôt libérée. Bernique.

Benoît Hamon accuse le Président, le Président accuse la finance. Chacun joue sa partition, mais on dirait qu'il n'y a que des marches funèbres en rayon. De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, c'est la même chanson : nous vivons un enfer. Les Français endurent de graves difficultés et même de terribles souffrances. Je me demande si c'est moi qui vis sur une autre planète ou si nous avons collectivement perdu tout contact avec le réel. Les gens que je croise dans la rue, le RER ou la vie ne paraissent pas tous désespérés — d'accord, ça ne se voit pas forcément — ni affamés, ni misérables. Au cas où ça vous aurait échappé, le week-end qui a marqué la fin des vacances scolaires a été classé « rouge » par Bison futé, peut-être des gens partis chercher à la campagne de quoi échapper aux duretés du rationnement.

Vous trépignez ? Relisez Les raisins de la colère : en 1929, des petits fermiers américains mouraient de faim pour de vrai. En 1960, alors que la France s'adonnait au bonheur de la croissance, des familles voyaient leur fils partir à la guerre. Et aujourd'hui, dans l'Espagne voisine, des centaines de milliers de personnes ne perçoivent plus le moindre revenu.

Je sais que des millions d'entre nous sont déjà condamnés au chômage et que beaucoup vivent dans l'angoisse d'y passer. Je sais qu'on attend des heures aux urgences des hôpitaux, que le RER est souvent en grève ou en panne, que la machine à laver ou la voiture qui lâchent peuvent être une catastrophe pour un budget calculé à dix euros près. Je sais que des mères seules doivent compter sur le Secours populaire ou les Restaus du cœur pour nourrir leurs gosses. Je sais que 7,5 % des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec 800 euros par mois. Je sais enfin, et c'est peut-être le plus grave, que certains de mes concitoyens travaillent sans pouvoir vivre décemment du fruit de leur travail.

Mais il n'est pas sûr que ce soient ceux qui souffrent le plus qui se plaignent le plus. Certes, la vie des Français appartenant aux classes moyennes comme vous-et-moi est plus difficile que dans les périodes plus fastes. Nos banquiers nous refusent des crédits et nous enquiquinent pour un misérable découvert. Pour aider le petit dernier à s'installer, il a fallu passer les vacances en Bretagne plutôt qu'aux Bahamas. Nous hésitons à aller voir un médecin dès que nous nous sentons vaguement patraque. Il faut expliquer aux mômes qu'ils doivent choisir entre la dernière console de jeux et les baskets dernier cri.

Je ne veux pas vous faire le coup des petits Chinois qui meurent de faim mais peut-être sommes nous un peu des enfants gâtés. A force de brailler sur le supposé détricotage de notre modèle social, on ne voit pas que le filet social, même avec des mailles plus larges qu'hier, offre une sécurité impensable il y a seulement 30 ou 40 ans et toujours inconnue dans les prétendus eldorados que sont les pays émergents. À titre indicatif, la France consacre plus de 30 % de son PIB à la protection sociale ce qui en fait la championne des pays européennes. Nous nous étranglons de rage parce qu'il y a des gens très riches, ce qui personnellement ne m'empêche pas de dormir, et préférons ignorer que 60 des revenus distribués sont des revenus de transfert — ce qui aux yeux d'un Américain fait de la France un pays communiste. Nous pleurons sur notre sacro-saint pouvoir d'achat, alors que beaucoup d'entre nous ont une existence matérielle plus confortable que celle de leurs parents sous les mythologiques Trente glorieuses. Et pour finir nous accusons l'État qui n'en fait jamais assez pour nous.

Bref, nous sommes devenus un peuple de créanciers : toujours victimes, jamais responsables. Alors, que nos dirigeants aient fait de mauvais choix, c'est plus que probable. Mais outre que nous les avons élus, ces dirigeants, et que nous élirons encore, ces choix nous les avons acceptés et même souhaités. Nicolas Sarkozy a dit que la crise, c'était la faute à  « la finance ». Sauf qu'on trouvait tous ça chouette la finance quand, en boursicotant avec trois sous on pouvait en gagner 20 sans rien faire. Nous sommes justement révoltés par les  délocalisations mais pensons qu'acheter un écran plat ou un i-Phone à bas prix est un droit de l'homme. D'où la palinodie sur la TVA sociale. Qu'il faille financer la protection sociale, cela relève de l'évidence — encore que certains semblent imaginer que l'État a un magot provenant d'autre chose que du fruit de notre travail à tous. Il s'agit de choisir si nous préférons être imposés quand nous travaillons ou quand nous consommons — et en l'occurrence quand nous consommons des produits importés de pays à bas coûts salariaux. Mais nous, nous voulons produire français et acheter chinois. Pourquoi se casser la tête ? Protestons  contre les effets dont nous chérissons les causes.

Alors, plutôt que de pleurnicher sur notre sort, peut-être devrions nous nous intéresser pour de vrai, et pas seulement en écrasant une larme devant un JT, de ceux qui ne s'en sortent pas — et dont le problème n'est pas d'avoir pris une semaine de vacances et pas deux à Noël. D'accord, tout va mal, mais au risque de passer pour atrocement ringarde, je suis sûre que ça ira mieux quand, au lieu de recenser en boucle tout ce que notre pays ne fait pas pour nous, nous nous demanderons ce que nous pouvons faire pour notre pays - et pour commencer pour notre voisin qui est vraiment dans la mouise. Tant pis si cela nous oblige à repousser de six mois l'achat d'une nouvelle bagnole.

Elisabeth Lévy

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  • Bernard le Renard  •  il y a 4 mois
    La France va mal parce que l'Europe va mal, parce que le monde va mal.... ! Pourquoi ?

    Parce que quelques mafieux, financièrement doués ont profité d'un régime relativement libéral pour spéculer sans se soucier des masses pauvres, qu'elles soient travailleuses ou pas.

    J'ai vécu en Russie après la chute du mur.... expliquez moi pourquoi on a vu apparaître des voitures de luxe roulant dans les rues de St Petersbourg sans immatriculation et je suis témoin... pas une voiture, ..des dizaines !

    Les profiteurs malins amassent sans aucun scrupule des fortunes sur le dos des petites gens. Des populations entières meurent de faim, quasi sans abri, au profit de gens sans aucun scrupule qui amassent des fortunes... !

    Je ne veux pas me faire l'avocat du diable, mais attention, vous tous qui - peut-être - me lirez... une révolution, voire une guerre risque de noircir notre avenir, une fois de plus.. mais cette fois-ci une révolte des pauvres contre les riches.... rappelez-vous.... en France... ...1789... on en est au même point... et je pense que ce sera pire !

    Des solutions ? le communisme ? le capitalisme ? ça a été testé... ces idéologies ont montré qu'elles n'étaient pas viables, ni l'une, ni l'autre.

    Une solution existe.... complexe sans doute... s'il n'est pas trop tard ! ..et qui sait !

    Bernard le Renard
    • Bernard et Marie-blanche il y a 4 mois
      si vous n'êtes pas d'accord avec ce que j'écris, méfiez vous tout de même.... l'avenir nous réserve les pires surprises... et je suis placé pour le savoir, hélas !
      Bernard le Renard
    • Poète des Ténèbres il y a 4 mois
      Le communisme a été testé ? A bon j'ai pas suivi. Ou alors ils ont pas lu le manifeste de Marx.
    • Zygene il y a 4 mois
      Et un communisme sans mafieux qui l'ont dévoyé... ce ne serait pas pire que l'actuel capitalisme cupidissime.
  • jahel  •  il y a 4 mois
    Ils ont inventé l'eau tiède
  • Erick  •  il y a 4 mois
    Vu de loin (antipodes)... et apres avoir visite la France apres une tres tres longuer absence la premiere fois, suivie d'une deuxieme visite plus approfondie..... Je ne peux que constater que la France va tres mal !.... Ce n'est pas l'Afghanistan ou la republique du Congo !... Mais j'espere ne pas y crever ;la bas quand meme.... Un pays pour les riches ou parvenus (ya en pas mal...) qui n'a pas ses priorites bien etablies.... Le francais n'aime pas dutout se mouiller les petons au-dela de defendre ses acquis sociaux pour aller dans les rues en vue de changer les termes de la constitution qui lui rendrait sa souverainete en tant que peuple....Tant qu'il ne fait que raler, tout va encore assez bien . Ce peuple descendant du pays des droits de l'homme, se fait arnaquer par un gouvernement qui a ete elu democratiquement !... Une fois monte au pouvoir, celui-ci n'a fait que defendre sa place au pouvoir (legislatif et autres aspects...) en votant des lois sous la pretention que le peuple francais leur a confier de les gouvener pour un future meilleur !..... En fait , Sarko l'Empaleur n'a tenu aucune promesse autre que d'avoir defendu les riches et en limitant le peuple de demander des referendums afin de lui demander ce dont il pensait a propos de decisions a prendre qui les affligeraient directement .... Mais je lis que la majorite de l'electorat reflete quand meme des tendances bourgeoises qui l'emmenera voter d'un cote comme de l'autre, pour une situation qui ne changera pas grand chose.... Ca n'a jamais ete different.... Aux armes citoyens !... Certainement pas ..... Leurs #$%$ ont retreci a n'en plus les voir..... Donc, en fin de compte, ca sera la meme ritournelle.... Cependant , il se pourrait que des eclatements sanglants prennent place dans certains cas.... Lesquels et pourquoi ? La morosite etant devenue un trait national soulignee par une lethargie sans limite, Ca serait presque surprenant de temoigner a des actions a grande echelle.....
  • alainh  •  il y a 4 mois
    si vous proposez 1500 euros par pour travailler et manger
    une soupe a l' os beaucoup de jeunes vont finir en prisons ca c'est sur
    le capitalisme actuel montre ses limites qui sont resolvablent a condition que
    les conducteurs veulent bien participer a l'effort.
    toute economie a besoin de cash comme un moulin a besoin d' eau mais le consomateur n'en pas assez car les salaires ne permettent pas de depenser. la est le noeud du probleme.les patrons actuellement empechent le systeme de fonctionner car ils
    empechent le moulin de tourner.seuls eux peuvent decider en lachant le cash
    avec de meilleurs salaires qui en fait a moyen terme renforcerait leurs compagnies.
    il nous faut des patrons qui montrent l'exemple,creeons le festival des societes
    avec une palme d'or comme a canne etcc...des photos partout dans les magazines.
    faisons des stars de ceux qui traitent leurs employes comme il se doit.
  • Un utilisateur Yahoo!  •  il y a 4 mois
    "Je sais que des millions d'entre nous sont déjà condamnés au chômage et que beaucoup vivent dans l'angoisse d'y passer. Je sais qu'on attend des heures aux urgences des hôpitaux, que le RER est souvent en grève ou en panne, que la machine à laver ou la voiture qui lâchent peuvent être une catastrophe pour un budget calculé à dix euros près. Je sais que des mères seules doivent compter sur le Secours populaire ou les Restaus du cœur pour nourrir leurs gosses. Je sais que 7,5 % des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec 800 euros par mois. Je sais enfin, et c'est peut-être le plus grave, que certains de mes concitoyens travaillent sans pouvoir vivre décemment du fruit de leur travail." Bien... Faisant partie de cette catégorie, j'ai dû mal à me considérer comme un enfant gâté...
    • robinsoncruzoe il y a 4 mois
      Quand je vous lis je voudrais être Robin des bois car je ne comprends pas comment nos dirigeants et tous leurs toutous (patrons - journalistes - comédiens - sportifs - chanteurs etc...) n'ont pas plus pitié de ces gens modestes à qui on bombarde au travers de la télévision le train de vie de ces nantis qui ne savent même pas combien ils gagnent par mois tellement que leurs salaires sont élevés ! Honte à ce système. Ils faut des grands et il y aura toujours des petits, mais ça devient insoutenable et inadmissible à l'époque où nous sommes !
  • l'amer michu  •  il y a 4 mois
    Ce titre fait penser à la blague du mec qui tombe d'un gratte ciel et qui dit à chaque passage d'un pallier :" jusque là tout va bien " aussi idiot.
    Depuis 81 Mauroy et 83/84, fabius et l'emprunt Joséphine la France n'a cessé de décliner.
  • toutvabien  •  il y a 4 mois
    Superbes articles, d'une grande qualité...
    Mention spéciale quand même pour Elizabeth Levy qui n'a toujours rien à dire mais qui fait semblant.
    Comme d'habitude, elle est éloignée des réalités dans son microcosme journalistique. "...beaucoup d'entre nous ont une existence matérielle plus confortable que celle de leurs parents sous les mythologiques Trente glorieuses", bien non justement et c'est là tout le problème!
    Je suis cependant d'accord avec elle sur le "tous victimes jamais responsables" : je propose donc que sa corporation commence par renoncer à l'avantage fiscal dont elle bénéficie.
    • 123456 il y a 4 mois
      les journalistes sont aux frais réels. les abattements c'est terminé depuis plus de 15 ans
    • Bruno il y a 4 mois
      à part un petit abattement supplémentaire de 7650€! moi, perso ça j'ai pas, et vous?
    • Jose-Maria Colmón il y a 4 mois
      n'oubliez pas les avantages des emplopyés de la SNCF - et de leurs familles - de ceux de EDF pourqui l'électricit" est à 10 % - m^me à la retraite - ceeux d'Air France qui voyagent à 10 % ....etc
  • Rollon  •  il y a 4 mois
    Elisabeth bravo! Je reviens de Birmanie, les gens sont riches d’autre chose que d’argent, ils ne s’en plaignent pas eux…
    Arrêtons de pleurnicher et retroussons nos manches pour la France, et c’est tout…
    • Nohane il y a 4 mois
      hey t'en faite quoi de la révolution française de 1789, le peuple français s'est battu pour obtenir des droits, souviens toi "liberté, égalité et fraternité" si tu mets la politique de sarko c tout le contraire de ça, en gros c une sorte de dictature.
    • tinthoin il y a 4 mois
      Puis vivre pour travailler, non merci. Je me demande déjà comment on peut être dans un modèle de société où l'on ne passe pas 50% de son utile pour la société et 50% à profiter comme on veut en continuant à apprendre, s'amusant... Même les fourmis sont plus intelligentes que nous :)
    • Claude il y a 4 mois
      Rollon, Qu'en sais-tu si es Birmans ne se plaignent pas ? sans doute les exploiteurs que tu as rencontré, mais pas les enfants affamés pourchassé dans les forêts. Retournes-y plus longtemps.
  • fred  •  il y a 4 mois
    amusant de lire tout ça quand les chiffres d'affaires de la Française Des Jeux explosent en milliards d'euros pour 2011 et les prévisions de 2012, avec 3 vendredis 13 dans l'année, sont au beau fixe ... Bonne année comme dit sobrement Pol !!!
  • Maurice  •  il y a 4 mois
    Enfin! C est rassurant de constater que certains y voient clair. Le "pouvoir d achat"... Le concept le plus imbécile des 40 dernières années !. Acheter n est plus une nécessité pour satisfaire un besoin, mais un besoin pour satisfaire le marché créé dans ce seul but. Depuis 1945 ( Je suis né en 36) jusqu’à 1975, j ai vu des époques différentes
  • Patrick cat meo  •  il y a 4 mois
    il faudrait se rendre a l evidence les complementaires sante prelevent 19% pour la cmu heureusement que les soit disnt riches paient pour les autres...
    arretez de cracher dans votre soupe et pensez aux autres.Critiquez les actionnaires ,ceux qui ne croit pas en l'etat providence,ceux qui gerent leur budget et ne sont pas surendettes mais qui font vivre l'economie et les autres ne doivent pas avoir honte
  • badgamon  •  il y a 4 mois
    A chaque vacances ou pont Paris se vide et les transports en communs sont désertés, j'ai donc du mal à comprendre que les choses vont en effet si mal que cela.
  • Flore  •  il y a 4 mois
    Rien que pour les baveux ici présents, Mme Levy a raison. Tous ceux qui font l'apologie de l'assistanat en prennent pour leur grade et évidemment, cela ne leur plaît pas. Retroussez les manches, consommez différemment et vous vivrez mieux au lieu de toujours lorgner l'assiette du voisin. Curieux tout de même que ceux qui se plaignent le plus sont ceux qui achètent le plus de "gadgets" (?)
  • Dewaere  •  il y a 4 mois
    L'argumentation de Pascal Riché ne tient pas debout. "Tous ces discours ont en commun de rendre le peuple responsable de politiques erronées mais qui ont profité le plus souvent aux Français les moins modestes de ce pays. Je ne crois pas que les chômeurs aient jamais acclamé la libéralisation financière" dit-il. Il n'est pas question de rendre les pauvres responsables de ce qui leur arrive !!!! Il y a eu de mauvais choix accumulés depuis 30 ans, résultat d'un consensus assez général (politiques + syndicats + opinion publique) pour le moindre effort, les idéologies catastrophiques comme les 35 heures, le "on trouvera bien toujours l'argent" ... François de Closets écrivait déjà il y a 10 ou 15 ans que face à de gros problèmes (de déficit, de compétitivité ...) les Français croyaient aux chimères comme le cancéreux qui veut se soigner par homéopathie. Les faits lui ont donné raison !
  • Oposto  •  il y a 4 mois
    Bien sur que la France va mal et ça ne va pas s'arranger avec ce qui nous attend en 2012. Le prochain président ne fera pas mieux que l'actuel (tous des ramassis de voleurs et menteurs qui veulent le pouvoir c'est tout, le reste il s'en tape) Votez en âme et conscience mais votez autrement que depuis 40 ans et surtout si vous ne changer pas ne venez pas pleurer par la suite.
  • lolo  •  il y a 4 mois
    C'est juste le Français moyen qui taf pour une misère et qui subit qui va mal. Les crouillasses, les clandestins supportés par des collectifs et des assos', les assistés feignants de tous bords, les députés, sénateurs et ministres, les patrons et les nantis vont très bien eux. bon... ça fait juste 75% de la population qui va mal.
  • sagnot64  •  il y a 4 mois
    peut on encore faire confiance en nos politiques de tous bords pour remettre la FRANCE a un bon niveau il y en aura qui trouveront que rien ne se fait pour ça
  • Rose  •  il y a 4 mois
    Très bons articles, tous les deux. Qui ne vont pas l'un contre l'autre, mais que je trouve très complémentaire.
    Oui, il y a eu un modèle de société choisie et portée par nos politiques (que nous avons élus...) et qui montre aujourd'hui ses limites.
    Oui, nous nous complaisons surement dans une noirceur exagérée, même si la misère existe et que l'article ne le nie pas.

    En fait, il y a un défi génial à relever. Ils nous faut inventer une nouvelle société, et pour cela, je crois que chacun doit commencer par se poser la question de ce qu'il se souhaite.

    Nous ne sommes pas simplement riches des qq euros que nous conservons en banque. Nous sommes riches des acquis et des connaissances que nos aieux ont gagné à la sueur de leur front : l'accès au savoir qui n'a jamais été tant possible grâce à internet, notre système social même imparfait et si injuste, la sécu et surtout un milieu médical avancé, même en déficit, l'école pour tous même si on préfère mettre en avant ceux qui en sorte en échec, la liberté d'expression qui se fait attaquer de toute part.

    A trop se complaire dans la "crise", on en oublie d'agir. On préfère se faire peur sur l'avenir incertain de cette planète que nous pourrissons (encore que les prédictions d'apocalypse sont loin d'être l'apanage des temps modernes !), et se dire que c'est la faute de l'homme et de son immense imperfection, si tout va mal.
    En attendant, c'est le progrès et l'innovation qui ont sorti nos ancêtres des cavernes, qui permettent à des personnes atteintes de cancer de vivre sans douleur et de gagner contre la maladie et qui donnent du boulot et à manger à des milliers de personnes tous les jours.
  • DANIEL  •  il y a 4 mois
    bravo Mme Levy , Rien ne sert de pleurer , Aucune évolution n est jamais venue des dirigeants mais de la '' base '' que nosu sommes alors Allons y . stop aux gérémiades bienvenue à l action et à l ' OPTIMISME non béat mais Constructif
  • Corinne  •  il y a 4 mois
    C'est incroyable, ça. Ce n'est pas parce que ceux qui souffrent le plus se taisent qu'on doit taper sur les autres aussi. Ceux qui souffrent finiront par se réveiller et alors là ça fera du bruit. La France qui va mal ce sont ces silencieux qui souffrent en se cachant, comme des animaux. Et ce nombre grandit de plus en plus, voilà pourquoi la France va mal, car ceux qui vont bien ont mal pour les autres, ne l'oubliez pas non plus. Nous ne sommes pas tous des égoïstes comme on voudrait nous le faire croire. Ceux qui se plaignent sont aussi ceux qui se font du souci pour autrui.