ACTIVITÉS DE VOS AMIS

    • “Je voudrais pas crever…” Vian vivant !

      quel souffle..."Je voudrais pas crever avant d'avoir connu les chiens noirs du Mexique qui dorment sans rêver…" La litanie est célèbre, elle est signée Boris Vian. Une sorte d'ode à la vie qui ne fut publiée qu'après la mort de son auteur, le 23 juin 1959, victime à 39 ans d'une crise cardiaque dans la salle de cinéma parisienne qui projetait l'adaptation de son roman controversé "J'irai Cracher Sur Vos Tombes".

      Boris Vian adorait le jazz et détestait le rock'n'roll. Avec son comparse Henri Salvador, il s'amusa même à enregistrer un faux-vrai album de rock, intitulé "Rock'n'Roll Mops" : une satire publiée sous le pseudonyme d'Henry Cording (avec Michel Legrand , dit "Mig Bike", aux arrangements, lui non plus pas un fan de binaire…) qui contenait des chansons comme "Rock Hoquet" ou "Va T'faire Cuire un Œuf Man"…

      le premier album de rock...Boris Vian écrivait des bouquins, des poèmes et des chansons et jouait de la trompette dans les caves de Saint Germain des Prés. Entre autres trouvailles linguistiques, c'est lui qui inventa

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    • Higelin, Lantoine : l’âme des poètes pas disparus

      Jacques et LoicDans un jargon bien de chez nous, on parle souvent, de façon condescendante et donc péjorative, de la chanson "à texte". Censée être l'antithèse de la chanson "à voix", celle qui fait les beaux (?) soirs des plateaux télé-crochets style Nouvelle Voice Academy. La chanson "à texte" désigne ce genre typiquement français qui est censé privilégié le sens sur les sens, les paroles sur la mélodie, et qui revendique une qualité littéraire que ne possèdent pas les chansons dites "de variétés". Sous entendu, c'est beau mais chiant, la chanson "à texte". C'est rien qu'un truc de poètes, de rimailleurs qui se la pètent avec des phrases compliquées et des strophes grandiloquentes qu'on a envie ni d'apprendre par cœur ni de reprendre en chœur.

      Une idée reçue qui date sans doute de Brassens (dont les mélodies sont pourtant aussi complexes que la langue), s'est poursuivie un temps sous le terme de "chanson rive gauche" et désigne aujourd'hui à peu près tout ce qu'on ne voit jamais à la télé et qu'on

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    • Bis : le top 10 des noms de groupes qui se répètent

      bla bla blaC'est quoi cette manie ? Ce curieux bégaiement qui affecte de plus en plus de groupes ? Cette tendance un peu cul-cul à doubler, voire tripler son nom, comme si une fois ne suffisait pas et qu'il fallait à tout prix le répéter pour qu'il s'inscrive bien dans les neurones distraits des futurs fans. Disons le dare-dare, on reste baba devant ce blabla pour gogos. Mais quelle mouche tsé-tsé a donc piqué Pony Pony Run Run ou Django Django ? Et les Yeah Yeah Yeahs, se sont-ils inspiré de Duran Duran ou de Talk Talk ? I bègue your pardon…

      Pour éclaircir ce bredouillant mystère, pas besoin d'une longue bafouille. Ni de s'y prendre à deux fois pour passer en revue quelques doublons célèbres de l'histoire de la pop music. Par ordre alphabétique bien sûr, c'est le B.A-ba. Allez, bye bye.

      Dark Dark Dark

      Django Django

      Duran Duran

      Electric Electric

      Everything Everything

      Liquid Liquid

      Pony Pony Run Run

      Talk Talk

      Yeah Yeah Yeahs

      Zombie Zombie



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    • Anniversaire : la face cachée de “The Dark Side of the Moon”

      la face connue de la lune...Le 23 mars 1973, il y a juste 40 ans, un véritable coup de tonnerre retentissait dans le paysage de la pop music. Avec "The Dark Side of The Moon", les Pink Floyd inauguraient une nouvelle ère, musicale, esthétique, technique et sonique. Pour fêter cet anniversaire, voici quelques anecdotes sur l'un des albums les plus célèbres de tous les temps. A la fois précurseur du rock FM, étalon hifi et aubaine pour les vendeurs de chaînes stéréo…

      -C'est l'un des premiers disques enregistré en 16 pistes. Pour exemple, le "Sgt Pepper's" des Beatles n'en réclama que 4…

      -L'ingénieur du son se nommait Alan Parsons… future rock star avec son Alan Parsons Project.

      -Avant l'enregistrement, le groupe répéta dans un entrepôt qui appartenait aux Rolling Stones. L'enregistrement, lui, eut lieu aux studios Abbey Road… fréquenté par les Beatles.

      -L'album a failli s'intituler "Eclipse", à cause d'un autre groupe, Medecine Head, qui avait déjà publié un disque sous le titre de "Dark Side of the Moon"… mais

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    • Alvin Lee est rentré chez lui

      Bye bye AlvinOn le surnommait "le guitariste le plus rapide du monde"… Un qualificatif hérité d'une prestation remarquée lors du festival de Woodstock : le morceau "I'm going home", sorte de gymkhana pour soliste chanteur marathonien que bien des gratteux en herbe se sont évertués à tenter de reproduire.

      Alvin Lee était surtout un bluesman, dans le plus pur et électrique sens du terme. Avec un feeling et un talent qu'il exerça le plus notablement au sein du groupe Ten Years After, de 1967 à 1975, , même si la formation connut plusieurs avatars, sous les noms de Ten Years Later ou Alvin Lee Band. Pote de George Harrison, Steve Winwood, Ron Wood ou Mick Taylor, il multiplia les collaborations, tout au long d'une discographie pléthorique d'où surnagent les albums "Cricklewood Green" (avec le tube "Love like a man") et le double live "In Flight".

      Alvin Lee n'avait jamais cessé de jouer et de tourner, son dernier passage parisien remonte à l'année 2008 et son dernier album, "Sagitar", date de 2007. Il

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    • Chants de mars : six albums pour fêter le printemps

      Chants de mars

      Mars attaque ! La saison où les chansons bourgeonnent et les artistes sortent de leur tanière. Petite sélection subjective mais fleurie d'albums qui poussent dans nos bacs : à savourer en attendant le printemps.

      Jacques Higelin : "Beau repaire"

      L'ogre de la fredaine rythmée nous entraîne dans sa tanière, toujours aussi lyrique et foutraque, tendre et joyeuse. Entre odes à l'amour et cantiques à la vie, le fils spirituel de Trénet et papa d'Izia et d'Arthur a toujours bon pied bonne rime. (Le 1er avril) Premier extrait : "Seul"

      Sanseverino : "Honky Tonk"

      Une guitare, un banjo, une contrebasse, un violon… ne manque plus qu'un jambon ! Le retour flamboyant du voleur de poules manouche, cette fois converti aux joies du bluegrass yankee. Faudrait avoir une jambe de bois… (Le 11 mars) Premier extrait : "Swing 2012"

      Kent : "Le temps des âmes"

      D'un vagabondage à Berlin, Kent a ramené un pianiste et des chansons. De quoi faire un album, avec juste une voix et un clavier, un album poétique et

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    • La frénésie Bowie : du grand art…

      Quand David tire la couverture...Ouf, il va bien ! Voilà, en gros, le sentiment général qu'on a pu lire dans la presse dès la découverte du nouvel et très attendu album de David Bowie. Lui qu'on disait reclus, malade, à l'agonie même, apporte soudain un éclatant démenti à tous les oiseaux de mauvais augure avec ce disque qui pète la santé. Et dont la sortie a été orchestrée avec une maestria qui n'étonne plus de la part de quelqu'un qui a toujours su manipuler les médias, depuis sa première pose en robe en passant par le maquillage d'Aladdin Sane.Pour annoncer la venue de "The Next Day", premier opus Bowien depuis dix ans, on a assisté d'abord à un remarqué lâcher de single, "Where are we now", muni d'un clip vidéo un peu douteux, diffusé massivement sur le net.

      Panique dans les médias : que faire pour annoncer la nouvelle, puisqu'il n'est pas question d'interviewer la star ? On s'est donc jeté, qui sur une interview de Tony Visconti, co-réalisateur du projet, qui sur un port folio des plus chouettes photos de

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    • En mémoire d’Amanda, une chanson contre le harcèlement

      RIP Amanda ToddElle s'appelait Amanda Todd, elle avait quinze ans. Le 10 octobre dernier, cette jeune canadienne s'est donné la mort parce qu'elle ne supportait plus le harcèlement dont elle était victime. L'affaire est sordide. Piégée par un internaute à qui elle avait accepté de montrer sa poitrine au cours d'un chat, elle était devenue la cible de ce maître chanteur qui diffusait des photos d'elle sur le net ainsi que des informations sur sa famille et ses amis. Contrainte de déménager, devenue dépressive et alcoolique, la jeune fille avait déjà fait deux tentatives de suicide.

      Un mois avant son geste fatal, Amanda avait posté sur le net une vidéo dans laquelle, au moyen de petits papiers brandis devant la caméra, elle racontait son histoire et réclamait de l'aide :

      Le fait divers avait bouleversé le Canada, et bien au-delà. Un groupe de hackers intitulé Anonymous, connu pour sa lutte contre la pédopornographie, avait même réussi à retrouver le coupable. Aujourd'hui, quatre mois après les

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    • Rouget en plein concert..."Allonzanfan…" Air connu. Hymne national mais tube international, à en juger par la pléthore de reprises à travers la planète, des Beatles (l'intro de All you need is love") aux chœurs de l'Armée Rouge. La Marseillaise donc, vous l'aviez reconnue, a subi depuis sa création en 1792 par un certain Rouget de Lisle un nombre incalculable d'adaptations, de transformations et autres métamorphoses qui ne doivent rien à Serge Gainsbourg. Ce simple chant révolutionnaire, baptisé "Marseillaise" car entonnée pour la première fois dans la cité phocéenne, a été revu et corrigé maintes fois, à commencer par Hector Berlioz qui en composa une orchestration symphonique en 1830, jusqu'à Valéry Giscard d'Estaing (oui, le joueur d'accordéon), qui en fit ralentir le tempo à l'époque de son mandat présidentiel.

      La dernière version en date est signée de Jean-Louis Murat, prétexte à la bande son d'un film de Laetitia Masson intitulé "The End, etc". Extrait acoustique :

      Personne n'a oublié le reggae

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    • Mort d’un Presley

      Reg et ses troglodytesL'autre Presley…Allez savoir pourquoi il s'était choisi comme patronyme le nom d'un rocker célèbre… Mais Reg Presley, né Reginald Ball, s'en foutait d'être un king, il préférait être une "wild thing"… Car les Troggs, son groupe, furent parmi les premiers à reprendre ce futur classique signé Chip Monk, bien avant Hendrix, les Runaways, Springsteen et les autres.

      Sanglé dans des costards à rayures, posant sur fond de cavernes (Troggs comme troglodytes…), le gang de Reg fut dès 1965 l'archétype pionnier du groupe de garage rock précurseur du mouvement punk anglais. Plus sauvages que les Who, moins maniérés que les Kinks, les Troggs, outre le "Wild Thing" en question, décrochèrent quelques tubes parfaits comme "I can't control myself" ou "With a girl like you" : trois accords saturés, une voix rauque et nasale, la recette idéale, celle que reprit plus tard un groupe comme les Undertones ("Teenage kicks").

      Même s'ils mirent un peu d'eau dans leur bière, avec un morceau comme "Love is all

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