Immortel metequeOn avait l'impression qu'il était là depuis longtemps et pour toujours. Qu'il n'avait quasiment pas changé, vieux très tôt ou éternel jeune, depuis la photo de pochette de la chanson qui restera son autoportrait emblématique : même crin mêlé et identique barbe touffue de pâtre grec surmontée d'un sourire bienveillant et d'yeux pétillants. Avec le maintien d'un milord dont la devise était "L'homme descend du songe".
Il était né Joseph mais avait choisi de se prénommer Georges en hommage à celui qui l'avait adoubé dans le monde de la chanson. Les amis de Georges sont désormais ceux de Brassens et de Moustaki. Natif d'Alexandrie, c'est à Paris, Île St Louis, qu'il avait choisi de poser ses sacoches de motard globe-trotter paisiblement anarchiste. Chez lui, les murs étaient décorés d'instruments rapportés de ses incessantes tournées à travers la planète, flûtes, tambours, luths ou darboukas. Je me souviens aussi qu'il était champion de ping-pong et qu'ils étaient rares les présomptueux
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