ACTIVITÉS DE VOS AMIS

    • Jenifer et France Gall : la guerre des poupées de cire

      France GallDrôle de bataille. Depuis quelques jours, par interviews et communiqués interposés, s'affrontent deux chanteuses, deux générations. Rappelons les faits : Jenifer, artiste de variétés bien connue, vient de publier un album entièrement consacré à des reprises de France Gall, autre célèbre artiste de variétés qui, elle, ne chante plus. Le disque, intitulé "Ma Déclaration" se veut un hommage de la jeune artiste à son aînée, à qui elle affirme vouer une admiration sans bornes. Fièrement mais imprudemment, la Jenifer en question a même déclaré que miss Gall avait adoubé le projet et donné son aval sans barguigner. Réponse cinglante et immédiate de la veuve de Michel Berger : non seulement elle n'était pas au courant mais de plus elle déteste le résultat, aussi bien les arrangements que l'interprétation. Emoi parmi les fans de l'une et de l'autre, nouvelles déclarations des deux protagonistes, l'une affectée, l'autre furieuse, le ton monte, la maison de disques s'en mêle, on consulte des

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    • Service public, ta musique fout le camp !

      logos en berne...Ça s'appelle une hécatombe. En quelques semaines, une demi-douzaine d'émissions musicales ont disparu de nos ondes, radiophoniques ou télévisuelles. Côté petit écran, après "Chabada", c'est au tour de "Taratata" puis de "CD'Aujourd'hui" de se volatiliser. A chaque fois, plus que des soucis de renouvellement, on évoque surtout des raisons budgétaires. Si l'on peut éventuellement l'entendre pour les deux premières (des prestations "live", ça doit coûte plus cher que des rediffusions de séries Z yankees), on s'interroge à propos de la dernière : des spots de 2 minutes ne nécessitant que la présence d'un journaliste et d'un cadreur à la pige, on peut difficilement faire plus chiche.

      Côté radio, ce sont les rendez-vous de Laurent Lavige ("Black Liste") et de Serge Levaillant ("Sous les étoiles") qui passent brusquement à la trappe de France Inter, deux ans après celle de Bernard Lenoir.

      Remarque générale : toutes ces émissions (hormis sans doute celle de Daniela Lumbroso…) permettaient à

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    • Le Métèque n’est plus

      Immortel metequeOn avait l'impression qu'il était là depuis longtemps et pour toujours. Qu'il n'avait quasiment pas changé, vieux très tôt ou éternel jeune, depuis la photo de pochette de la chanson qui restera son autoportrait emblématique : même crin mêlé et identique barbe touffue de pâtre grec surmontée d'un sourire bienveillant et d'yeux pétillants. Avec le maintien d'un milord dont la devise était "L'homme descend du songe".

      Il était né Joseph mais avait choisi de se prénommer Georges en hommage à celui qui l'avait adoubé dans le monde de la chanson. Les amis de Georges sont désormais ceux de Brassens et de Moustaki. Natif d'Alexandrie, c'est à Paris, Île St Louis, qu'il avait choisi de poser ses sacoches de motard globe-trotter paisiblement anarchiste. Chez lui, les murs étaient décorés d'instruments rapportés de ses incessantes tournées à travers la planète, flûtes, tambours, luths ou darboukas. Je me souviens aussi qu'il était champion de ping-pong et qu'ils étaient rares les présomptueux

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    • Puggy veut vaincre le monde !

      Puggy sous les spotsPrenez un guitariste anglais, un bassiste français et un batteur suédois, agitez le tout, saupoudrez d'une bonne dose de pop, qu'est ce que ça donne ? Un excellent groupe belge. C'est en effet la particularité de Puggy, le groupe bruxellois multi national. Depuis 2005, date de leur réunion (à Anvers), Matthew, Romain et Ziggy n'ont cessé d'arpenter les scènes européennes, de premières parties remarquées (en vrac, Incubus, Smashing Pumkins, Deep Purple) en concerts vedettes (Bourges, Nyon, Olympia, Zénith). Après un essai discographique resté plutôt confidentiel, leur deuxième album, "Something You Might Like", en 2011, a commencé à faire le buzz autour d'eux : un mélange de pop "catchy" et de rock mélodique, aux harmonies vocales acrobatiques qui rappellent parfois les riches heures de Queen. Dont ils reprennent parfois sur scène le célèbre et risqué "Bohemian Rhapsody".

      Car ce sont ses prestations scéniques qui distinguent aussi notre trio du lot des groupes pop du moment. Des

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    • Daft Punk : bas les masques !

      Daft Punk, la pochetteC'est l'évènement qui agite le Landerneau du showbiz : le nouvel album de Daft Punk, intitulé "Random Access Memories", sort le 21 mai dans les bacs. Une publication prévue de longue date, mais dont le contenu est un secret de Polichinelle depuis déjà belle lurette. Malgré toutes les précautions de la maison de disques (pas de pré-cds distribués, écoute des journalistes uniquement dans les locaux de la major sous étroite surveillance) les multiples fuites sur le net ont obligé les producteurs à rendre public l'album, disponible à l'écoute en streaming bien avant sa sortie. Pourtant, le plan marketing avait été concocté de main de maître par Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, le duo qui se planque sous les masques de Daft Punk.

      Depuis la fin février, on a vu apparaître de multiples bandes annonces, teasers et autres "streamers" destinés à exacerber l'attente, dans une ambiance rétro futuriste, mi Star Wars mi Star Trek, frisant parfois le comique kitch involontaire.

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    • David Bowie toujours aussi spatial !

      Le nouveau Major Tom...Fallait le faire. Prendre au pied de la lettre la chanson de David Bowie intitulée "Space Oddity", et en faire une reprise en apesanteur. C'est ce à quoi s'est employé Chris Hadfield, commandant de la station spatiale internationale. Juste avant son retour sur terre, aujourd'hui, notre astronaute mélomane a enregistré à 400 kilomètres d'altitude une version du tube cosmique de Bowie, qui conte les aventures d'un nommé Major Tom, paumé dans les étoiles avec sa fusée et dialoguant avec la Terre façon "Houston, y'a un problème". Sauf que là, l'astronaute canadien s'est amusé à en changer le texte, histoire de faire coller la chanson à sa propre histoire et de fêter la fin de cinq mois de réclusion à bord de la station. La reprise, plutôt digne, a été remixée sur le plancher des vaches, mais reste une première spatiale.

      Ce n'est évidemment pas la première reprise de "Space Oddity", chanson qui date de 1969, et qui permit à Bowie de décoller (même si l'album du même nom ne connut pas de

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    • Richie in heaven

      Richie au paradisÇa faisait bizarre de le croiser quarante ans après. Pourtant, il n’avait quasiment pas changé, hormis cette barbe de mandarin qui pointait par-dessus ses colliers chamaniques. Richie Havens était à Paris, pour les besoins de la promo de son dernier album, il y a cinq ans. Qui ça ? Invariable question qui revenait dès que je citais son nom à mes amis, même les plus érudits. C’est qu’on n’avait quasiment plus entendu parler de lui depuis un soir de l’été 69, dans un vaste champ de boue quelque part dans l’état de New York, une sorte de gigantesque feu de camp passé à la postérité sous le nom de Woodstock.

      Oui, Richie Havens était au festival de Woodstock. Il est resté près de deux heures sur scène, même si le film n’a retenu de sa prestation que la chanson intitulée « Freedom ». Une sorte de gospel improvisé, sur les accords du standard « Motherless child », entonné par notre homme tout seul devant près de cinq cent mille spectateurs

      Quand on lui rappelait les faits, Richie souriait,

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    • Storm Thogerson, l’homme qui emballait Pink Floyd

      La vache, c'était lui. Le prisme aussi. Et le type en flammes dans la rue, et le cochon qui plane au dessus de Londres… De 1968 ("A Saucerful of Secrets") à 2001 ("Echoes, the best of…"), il a conçu et réalisé toutes les pochettes des disques de Pink Floyd. Le photographe, graphiste et réalisateur anglais Storm Thogerson, s'est éteint hier à l'âge de 69 ans, quelques semaines après le quarantième anniversaire de l'album "The Dark Side of the Moon" dont la pochette demeure l'une de ses plus célèbres créations.

      Pink Floyd collectionCopain d'enfance de Roger Waters, Thogerson avait fondé dès 1968 un atelier de création graphique baptisé Hipgnosis. Mais sa contribution à l'art vinylique  ne s'arrête pas à Pink Floyd. On lui doit des centaines de pochettes d'albums et de singles, pour des groupes comme Led Zeppelin, Genesis, Black Sabbath, Scorpions et, plus récemment, les Cranberries, The Offspring ou Muse. Sa spécialité : des scènes surréalistes dans des décors réalistes, comme une sorte de Magritte pop.

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    • Arman Méliès veut-il tuer tous les chanteurs ?

      Arman Melies, serial singerIls y passent tous. Un par un. Asphyxié, étranglé, flingué, poignardé, noyé… Une hécatombe de chanteurs, un carnage d'artistes, un massacre de stars. En vrac, Dominique A, Elodie Frégé, Julien Doré, Florent Marchet, Albin de la Simone, Joseph d'Anvers, Benjamin Biolay … Dans son nouveau clip" Mon plus bel incendie", extrait de l'album "IV", le serial chanteur Arman Méliès réalise sans doute le virtuel rêve inavoué de plus d'un de ses confrères : éliminer la concurrence pour mieux gagner sa place au soleil. Un clip réalisé par Julie Gavras, avec la participation du comédien Olivier Rabourdin dans le rôle du tueur implacable, et avec les figurants classieux énuméré ci dessus. A noter qu'une part de suspense est préservée dans ce clip meurtrier : Christophe, l'increvable Christophe, en réchappera t-il ?

      Arman Méliès : "Mon plus bel incendie" (2013)

      Faire participer ses potes people à son clip n'est pas tout à fait une nouveauté. Chez nous, des ineffables Licence IV ("Viens boire un p'tit

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    • “Je voudrais pas crever…” Vian vivant !

      quel souffle..."Je voudrais pas crever avant d'avoir connu les chiens noirs du Mexique qui dorment sans rêver…" La litanie est célèbre, elle est signée Boris Vian. Une sorte d'ode à la vie qui ne fut publiée qu'après la mort de son auteur, le 23 juin 1959, victime à 39 ans d'une crise cardiaque dans la salle de cinéma parisienne qui projetait l'adaptation de son roman controversé "J'irai Cracher Sur Vos Tombes".

      Boris Vian adorait le jazz et détestait le rock'n'roll. Avec son comparse Henri Salvador, il s'amusa même à enregistrer un faux-vrai album de rock, intitulé "Rock'n'Roll Mops" : une satire publiée sous le pseudonyme d'Henry Cording (avec Michel Legrand , dit "Mig Bike", aux arrangements, lui non plus pas un fan de binaire…) qui contenait des chansons comme "Rock Hoquet" ou "Va T'faire Cuire un Œuf Man"…

      le premier album de rock...Boris Vian écrivait des bouquins, des poèmes et des chansons et jouait de la trompette dans les caves de Saint Germain des Prés. Entre autres trouvailles linguistiques, c'est lui qui inventa

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