Les chercheurs estiment qu'il est possible de prélever ces déchets à un rythme de 5 à 10 par an. A ce rythme-là, il faudrait plusieurs milliers d'années pour nettoyer l'orbite terrestre, sans compter les nouveaux débris qui seront produits entre temps. L'ampleur de la tâche a de quoi décourager, aussi nos amis scientifiques proposent de se fixer un premier objectif moins vertigineux.
L'étude publiée dans le journal Acta Astronautica préconise ainsi de cibler prioritairement les objets les plus volumineux, dont certains dépassent les 3 tonnes. En 7 ans, 35 d'entre eux pourraient être rapatriés sur Terre à l'aide d'un satellite spécial.
"Selon nous, le problème est grave et doit être traité en urgence", affirme l'auteur de l'étude, Marco Castronuovo, interrogé par BBC News. "C'est maintenant qu'il faut agir, avec le temps il y aura de plus en plus de fragments à retirer".
En effet, nous sommes sous la menace du syndrome de Kessler, du nom du consultant de la NASA qui a établi en 1978 qu'à partir d'un certain seuil de débris ceux-ci vont croitre de manière exponentielle et rendre à terme impraticable l'orbite basse de la Terre. Car ces satanés morceaux de fusées et autres déchets ont la fâcheuse tendance à se percuter entre eux, créant de nouveaux débris toujours plus nombreux et plus petits.
En 2007, la Chine a également créé 2000 nouveaux débris en testant un système anti-missile sur un de ses propres satellites. Plus récemment, une collision entre deux satellites russes et américains en a produit encore plus.
Pour ne rien arranger, Castronuovo rappelle qu'un tel projet doit aussi obtenir l'aval des politiques, sur (...)
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