Sans aller jusqu’à donner de consigne de vote, le patron du Modem a annoncé hier qu’il glissera un bulletin Hollande dans l’urne dimanche.
Cette fois pas de tergiversations ou de formules alambiquées. «A titre personnel» et non au nom de sa formation politique, François Bayrou glissera dimanche un bulletin au nom de François Hollande dans l’urne. «Je ne peux pas voter blanc, cela serait de l’indécision, et dans ces circonstances, l’indécision est impossible. Reste le vote pour François Hollande, c’est le choix que je fais», a déclaré hier le leader centriste, éliminé au premier tour de la présidentielle avec 9,1% des voix. Auparavant, il avait justifié son refus d’accorder son suffrage au sortant : «Nicolas Sarkozy s’est livré à une course-poursuite contre l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy est violente. Elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes […], mais aussi les valeurs du gaullisme autant que celles de la droite républicaine et sociale.» Même s’il juge le programme de François Hollande «inadapté» à la situation du pays, François Bayrou a choisi «de rendre possible, pour la première fois depuis longtemps, l’unité nationale», nécessaire, selon lui, face à la crise. Tout en prévenant qu’il sera «un opposant, dans une opposition vigilante et constructive» si le candidat socialiste restait prisonnier de la «gauche classique et de son programme». Bayrou tente ainsi de trouver une cohérence avec la ligne d’indépendance qu’il s’était choisie depuis la création du Modem en 2007.
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