Ce commentateur sportif hilarant, fan totalement acquis à l’OM, est le suppléant PS surprise de Marie-Arlette Carlotti.
C’est au lendemain du décès de Thierry Roland qu’on a appris qu’Avi Assouly serait propulsé à l’Assemblée nationale. On ne pouvait rêver plus bel hommage. Le journalisme sportif bouge encore. Mieux, il entre au Palais-Bourbon. Poteau rentrant dans la salle des Quatre Colonnes. De tous les nouveaux députés, c’est probablement celui qu’on attendait le moins. Et probablement, aussi, celui qui s’y attendait le moins.
Commentateur sportif hilarant à son insu, rescapé d’outre-tombe de la chute de la tribune de Furiani, Assouly a été désigné suppléant surprise de Marie-Arlette Carlotti (lire portrait d’hier ), laquelle a eu la surprise d’être nommée ministre (aux Personnes handicapées), avant de créer une grosse surprise aux législatives en ravissant au député sortant UMP Renaud Muselier une circonscription marseillaise solidement ancrée à droite. En bout de chaîne, voilà comment Assouly, remplaçant du bout du banc, finit par entrer sur le terrain.
Il a donné rendez-vous dans un bistrot marseillais, flanqué d’un assistant de Carlotti vers lequel il se tourne à l’occasion («ça, je peux le dire, par exemple?»). Vu son pedigree, Assouly se sait attendu: «Je sais que je vais prendre des coups.» Un peu parano : «Vous, par exemple, vous allez me tailler un costard, mais ce n’est pas grave.» Roselyne Bachelot, ex-ministre, a déjà raillé avec force mauvais goût la promotion du commentateur sportif : «Il a résisté aux tribunes de Furiani, il devrait être candidat au perchoir.» «Cela n’a pas d’importance», élude l’intéressé qui a choisi de jouer profil bas. Et qui en fait des caisses sur Carlotti («que je ne remercierai jamais assez de m’avoir choisi») et force le trait du novice débordant d’enthousiasme.«C’est énorme! Ce Palais-Bourbon a accueilli des hommes fabuleux et je vais être là sur un de ces fauteuils. Je ne sais absolument pas comment ça se passe. Mais je (...)
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