Trois hauts responsables, dont le ministre de la Défense et le beau-frère du président Bachar al-Assad, ont été tués dans un attentat revendiqué par l'Armée syrienne libre.
Plusieurs hauts responsables tués
Le rapport de force a pris un tour nouveau ce mercredi en Syrie. A Damas, la capitale, en proie à des combats depuis plusieurs jours, le pouvoir a subi un coup sévère avec un attentat contre le bâtiment de la Sécurité nationale, qui a causé la mort de trois hauts responsables : le ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, le vice-ministre de la Défense et beau-frère de Bachar Al Assad, le général Assef Chawkat, et le général Hassan Turkmani, chef de la cellule de crise mise en place pour mater la révolte, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Daoud Rajha (photo - Sana) était considéré par l’Occident comme l’un des personnages clés de la répression de la révolte contre le régime.L’attentat a également blessé le ministre de l’Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, et le chef de la Sécurité nationale, Hicham Ikhtiar, selon les informations communiquées à l'AFP une source au sein des services de sécurité.
L’attentat a été revendiqué par l’Armée syrienne libre (ASL). Il aurait été mené par un kamikaze muni d’une ceinture d’explosifs au moment d’une réunion de ministres et de responsables de sécurité dans cet édifice pourtant ultra-protégé. Contrairement aux attentats précédents en Syrie, aucune image n’a été diffusée par la télévision officielle.
L’ASL a fait savoir qu’il s’agissait de «la première d’une série de grandes opérations visant à faire chuter Assad et l’ensemble des piliers et symboles du régime, qu’ils soient civils ou militaires».
En réaction, le régime a prévenu que cet acte «terroriste» renforçait la «détermination des forces armées à nettoyer la patrie des restes des bandes terroristes», selon un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.Un nouveau ministre de la Défense a rapidement été nommé, le général Fahd al-Freij, (...)
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