A la barre, ils sont quatre au lieu de six. Lundi 3 décembre, à l'ouverture du procès de six membres de l'association l'Arche de Zoé au tribunal correctionnel de Paris, Christophe Letien, un membre resté en France, le médecin Philippe Van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat et la journaliste Marie-Agnès Peleran répondent présents. Au contraire des deux principaux prévenus : Eric Breteau, l'ex-président de l'association, et sa compagne Emilie Lelouch. "Tout le monde déplore leur absence" n'a pas tardé à lancer la présidente Marie-Françoise Guidolin, soulignant le manque de courage, puis la "lâcheté" de "ceux qui ont entraîné les autres, eux bien présents au tribunal, dans cette arche de Zoé devenue une galère." Et un avocat des parties civiles d'ajouter, agacé, qu'il ne "voyait pas comment le procès pouvait se tenir sans eux." Avant de rappeler qu'il était toujours possible de délivrer un mandat d'arrêt.
Pas de mandat d'arrêt ni de renvoi de procès
Il n'y en aura pas. Les membres de l'association qui avait tenté, en octobre 2007, d'exfiltrer illégalement du Tchad vers la France une centaines d'enfants présentés comme des orphelins du Darfour, sont jugés pour "exercice illicite de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption, aide au séjour irrégulier et escroquerie" au préjudice de 358 familles accueillantes. La procureure Anne Coquet, ses longs cheveux bruns retenus par une barrette, a ensuite tenu à préciser que bien que mesurant "l'émotion des parties civiles", Eric Breteau et Emilie Lelouch, qui ont fait savoir qu'ils seraient absents et non représentés par un avocat, avaient "le droit" de s'installer en Afrique du Sud. Et qu'ils (...)
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