Le Parti socialiste semble ne pas savoir quoi faire de la candidate malheureuse.
Ils se disent tous persuadés qu’elle se relèvera, et c’est peut-être ça qui inquiète le plus les socialistes. Privée d’Assemblée nationale après sa débâcle électorale à La Rochelle, à quel avenir se destine Ségolène Royal ? Car rebondir (ou tenter de), c’est ce que l’ancienne candidate à l’Elysée, faite d’un étrange alliage de caoutchouc et de fer, sait le mieux faire. Depuis dimanche soir, la présidente de Poitou-Charentes répète d’une voix monocorde qu’elle «n’exclut rien» à chaque suggestion des journalistes, même briguer la tête du Parti socialiste. «Elle est candidate à tout ce qui bouge, sinon elle meurt», analyse un ténor du PS.
Casse-tête. Certes, hier, au conseil régional Poitou-Charentes, où elle est finalement apparue dans l’après-midi après le départ de son tombeur, Olivier Falorni, elle a juré qu’elle voulait «donner du temps au temps». Mais comme elle a aussi pris soin de dire qu’elle réfléchissait à la manière dont elle pouvait «être utile en lien avec le sommet de l’Etat», à l’Elysée, à Matignon et au PS, le casse-tête recommence.
La piste de la présidence de l’Association des régions de France (ARF), qu’elle convoite de longue date, est ouvertement évoquée. Problème : le bureau est occupé depuis 2004 par Alain Rousset, qui s’y trouve bien et a déjà refusé de lui céder la place. Mais qui pourrait, à la faveur d’un jeu de chaises musicales, se retrouver à la tête d’un ministère du Grand Emprunt taillé sur mesure pour que le président de la région Aquitaine libère le poste. Circule également l’idée de faire gravir à Royal une marche à l’Internationale socialiste, dont elle est déjà vice-présidente, pour remplacer le Grec Georges Papandréou. «On se donne une semaine de réflexion», explique Guillaume Garot, député-maire de Laval, qui prévient : «Ségolène reste une voix très forte à gauche et, étant donné l’ampleur de la crise, François Hollande aura besoin d’un dispositif (...)
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