PARIS - Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi s'attend à ce que le vote sur la révision de la Constitution, lundi en Congrès à Versailles, se joue "à quelques voix près dans un sens ou dans l'autre, peut-être entre 3 et 5".
Roger Karoutchi a démenti vendredi sur RTL que les parlementaires UMP soient soumis à des "pressions" ou à un quelconque "chantage" pour s'assurer de leur vote, préférant dénoncer la "surenchère de congrès" auquel se livrerait la Parti socialiste qui "se comporte comme un ayatollah".
M. Karoutchi a ainsi mis en cause l'attitude de l'opposition car selon lui, "le bureau politique du PS menace d'exclusion du parti, du groupe, tout député socialiste qui des idées, qui pourrait s'abstenir, qui voudrait participer au débat".
Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement a également affirmé que lors du débat au Sénat le groupe socialiste avait critiqué certains amendements "ne sachant même pas que c'était des positions socialistes de l'Assemblée que nous avions accepté".
"C'est ridicule, c'est absurde, c'est monolithique, c'est stalinien", a-t-il déclaré, alors que "le PS devrait s'honorer de voter le texte massivement et non pas de critiquer le texte qui correspond à certaines de leurs demandes depuis des années".
M. Karoutchi a écarté par ailleurs toute forme de marchandage avec le PRG expliquant que "les radicaux de gauche ont défendu dans le débat parlementaire des amendements très importants sur la reconnaissance du pluralisme dans la Constitution". AP

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