Cible en février d’une tentative de putsch fomenté par son prédécesseur Henri Proglio en désaccord avec sa stratégie, le PDG de Veolia Environnement vient de régler leurs comptes aux administrateurs qu’il soupçonne de trahison. Hier l’Espagnole Esther Koplowitz et surtout l’ex-patron de Sanofi, Jean-François Dehecq ont été évincés de son conseil d’administration. Ce dernier s’en est violemment ému hier dans les colonnes du Monde : «Comme je suis mis à la porte, j’estime de mon devoir d’exprimer des réserves sur la stratégie de son nouveau président plutôt que de me coucher gentiment». Ce que Dehecq reproche à Frérot, occupé à restructurer et désendetter le groupe ? Rien moins que d’«abdiquer l’ambition mondiale» de Veolia, qui «mérite mieux qu’une vision comptable à court terme.» photo Reuters
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