La société française Amesys, actuelle filiale de Bull, fait officiellement l'objet d'une information judiciaire pour complicité d'actes de tortures en Libye devant les juridictions parisiennes. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH) s'en sont félicitées. Ces dernières avaient déposé plainte en octobre 2011 suite aux révélations du Wall Street Journal de l'été précédent et notamment aux questions de Christian Paul à l'Assemblée nationale.
L'un des systèmes de surveillance actuels de Bull Amesys.
Des systèmes de surveillance contre les opposants au régime
La plainte implique Amesys pour ses actions réalisées en Libye entre 2007 et 2009. La société française, qui n'appartenait pas encore à Bull à cette époque, est critiquée pour avoir livré à Mouammar Khadafi des systèmes de surveillance. Ces derniers ont été créés notamment pour « répondre aux besoins d'interception et de surveillance à l'échelle d'une nation » ainsi qu' « enregistrer, stocker, analyser et afficher des informations en temps réel (afin de) de surveiller un large éventail de protocoles, y compris le courrier électronique, la voix sur IP (VoIP), le webmail, le chat, la navigation sur le Web… »
Destinés à surveiller les opposants au régime, ces systèmes sont donc montrés du doigt pour être directement ou indirectement responsables des agissements du dictateur libyen. C'est justement l'objet de la plainte de la FIDH et de la LDH : « déterminer les éventuelles responsabilités pénales de la société Amesys et de ses dirigeants » expliquait Patrick Baudouin, le président d'honneur de la FIDH, en octobre dernier.
Amesys se défend et compte bien s'expliquer
En août dernier, Amesys s'est fendu d'un communiqué afin de publier officiellement son point de vue sur l'affaire. Confirmant son contrat avec la Libye en 2007, la société a néanmoins précisé que (...) Lire la suite sur PCInpact.com
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