METZ (AFP) - Tête de série numéro 4, Paul-Henri Mathieu a décroché samedi son sésame pour la finale de l'Open de Metz de tennis, sa première en 2008, au cours de laquelle il affrontera dimanche (13h00 GMT) le solide Russe Dmitri Tursunov (N.5)
Mathieu a bataillé pendant 2h24 pour venir à bout de l'inattendu Adrian Mannarino, 20 ans et 181e à l'ATP, qui jouait là son premier tournoi ATP. Mathieu s'est finalement imposé 7-6 (10-8), 7-6 (7-1).
Pour sa part Tursunov a fait parler sa puissance pour éliminer le Tchèque Radek Stepanek (CZE/N.7) 6-3, 6-4.
Parfois en difficulté, comme lorsqu'il a été mené 6-5 dans le jeu décisif du 1er set ou 5-3 dans le 2e set, l'Alsacien a bénéficié du manque d'expérience de son jeune adversaire. Il a aussi eu le mérite de récupérer en fin de match sa première balle de service, souvent déficiente, et de trouver les lignes.
Le match aurait pu connaître un tout autre sort à 5-6 dans le jeu décisif du premier set. Mannarino menait alors l'échange et n'avait plus qu'à conclure sur une volée. "J'ai hésité entre un coup croisé et un long. Résultat, la balle est allée dans le filet", a raconté le Francilien issu des qualifications.
Par la suite, le natif du Val d'Oise n'aura plus d'aussi belle opportunité. Il perdait la seconde manche également au jeu décisif où, victime de la fatigue, ses coups n'avaient plus la même fougue ni la même précision.
Il n'empêche, PHM n'a jamais pu baisser sa garde contre Mannarino, école Sébastien Grosjean avec sa casquette à l'envers vissée sur la tête. Mathieu a même souvent été surpris par la qualité de cet athlétique garçon à l'allure nonchalante mais au jeu atypique avec des lignes accrochées de justesse.
"Adrian a joué relâché. Il m'a rappelé l'insouciance de mes 20 ans", a commenté Paul-Henri Mathieu, 26 ans, qui a avoué avoir "cherché des solutions" et avoir joué "souvent crispé". C'est ainsi qu'il s'était retrouvé mené 5-3 dans la seconde manche avant de s'en sortir grâce à l'expérience.
Pour Mathieu, qui a quatre titres à son palmarès, l'obstacle Tursunov s'annonce ardu. Le Russe, vainqueur à Sydney, au jeu plus académique, en force et en fond de court, part déjà avec un avantage: il a gagné leur unique opposition, au Queens en 2007 (7-6, 3-6, 6-3).
Tennis
Toute l'actualité du Tennis
Copyright © 2008 AFP
Copyright © 2008 Yahoo! Tous droits réservés.